| Nom | La Bible de C. I. Scofield |
| Auteur | Cyrus Ingerson Scofield |
| Éditeur | Maison de la Bible |
| Date | 1975, 2024 |
| Confession | Evangélique |
| Nombre de pages | 1728 |
| Format | 15,5 x 22,5 x 3,5 cm |
Biographie de C.I. Scofield (1843-1921)
Ses origines
Henry Lee Scofield, le père de Cyrus Ingerson, Il est né en 1809 à Stampford, dans le Connecticut. Sa maman, Georgina est née le 16 décembre 1814 à St. Albans, comté de Franklin, Vermont. Elle est la fille de Sylvester Ingerson (1787–1864), fermier et ancien soldat de la guerre de 1812, et d’Abigail (ou Abiah) Wheeler (1793–1874). Georgina épouse Henry Lee Scofield le 22 novembre 1837 à Malone, dans l’État de New York. Le couple a eu six enfants :
– Emeline Eliza Scofield (1838–1903)
– Cyrus Ingerson Scofield (1843–1921) est né le 19 août 1843 à Clinton Township (Michigan).
– Catherine Cornelia Scofield (1845–1927)
– Victoria Frances Scofield (1847–1931)
– Charles Henry Scofield (1850–1923)
– Eugène Mortimer Scofield (1853–1937)
Collégien très doué, Cyrus allait entrer à l’université lorsqu’éclata la guerre de Sécession en 1861 ; les universités furent fermées et il dut s’engager dans l’armée des Sudistes au sein du 1er régiment d’infanterie de Virginie. Il n’eut donc jamais d’éducation universitaire malgré sa soif de connaissance. Démobilisé à l’âge de 22 ans, il se rendit chez sa sœur qui vivait à Saint-Louis. Elle avait épousé un français, un riche homme d’affaires, qui lui offrit de financer ses études. Mais le jeune homme déclina cette généreuse proposition : il préférait apprendre à « voler de ses propres ailes ».
Le temps des succès mondains et de l’éloignement de Dieu
Acceptant l’office de clerc dans une étude d’avocat, il manifesta de telles dispositions qu’on lui fit très vite endosser de lourdes responsabilités professionnelles. Étudiant en droit, il dut plaider des causes délicates et gagna les procès les plus retentissants. À l’âge de 26 ans, il entra au barreau de Saint-Louis. Vers cette époque, il s’engagea également dans la politique. Indigné des procédés d’un sénateur versant d’importantes sommes aux votants pour assurer son élection, il déjoua son jeu et mit le scandale à jour. L’attention du Général Grant se porta sur ce brillant jeune homme, il lui confia le poste d’attorney général (ministre de la justice) pour le district du Kansas. C.I. Scofield était alors le plus jeune juge en fonction dans les États-Unis. Au bout de deux ans d’activité intense, Scofield quitta ce poste pour reprendre sa profession d’avocat. Cependant, bien qu’il reussissait sur le plan professionel, il menait en parallèle de ça une vie déréglée où l’alcool abondait.
En 1866, à 23 ans, il épouse Léontine née Cerré. Les deux jeunes époux habitent à Saint-Louis, peu de temps après que Scofield a terminé ses études de droit. À l’époque, Scofield était un jeune avocat ambitieux, mais aussi ancien soldat confédéré pendant la Guerre de Sécession, ayant commencé sa carrière dans le cabinet de son beau-frère (un membre de la famille Cerrè). De ce premier mariage, naîtront trois enfants : Abigail (née vers 1867), qui est devenue bibliothécaire (Abigail Scofield Kellogg) décédée le 27 février 1958 ; Marie Hélène (née vers 1869), enseignante de français et décédée le 8 janvier 1958 ; enfin Guy Sylvester (né vers 1870). Les relations de Scofield avec ses enfants furent plutôt tendues, à tel point qu’il les aurait exclus de son testament, privilégiant sa seconde famille. Malheureusement, ce premier mariage s’effondre dans les années 1870 en raison des problèmes personnels de Scofield : alcoolisme chronique, dettes, scandales professionnels (il a démissionné de son poste de procureur du Kansas en 1875 par suite d’accusations de fraude, et aurait peut-être passé du temps en prison). Vers 1877, ils sont séparés légalement, et Leontine a divorcé d’avec lui en décembre 1883 pour désertion (abandon du domicile conjugal).
Une conversation décisive
Il est à noter que depuis sa sortie de l’école du dimanche, il ne s’était plus jamais occupé de Dieu. Mais un jour, son ami intime, Thomas S. Mc Pheeters vint le trouver à son bureau alors qu’il allait en repartir, et lui posa une question directe :
– Pourquoi n’es-tu pas chrétien ? Surpris, Scofield répondit : la Bible ne dit-elle pas quelque chose au sujet des buveurs ne trouvant pas de place au ciel ? Tu sais bien, Mc Pheeters, je suis un buveur invétéré !
– Mais Scofield, tu n’as pas répondu à ma question : Pourquoi n’es-tu pas chrétien ?
– J’ai toujours été nominativement inscrit dans le « livre de l’église ». Mais personne ne m’a jamais montré le chemin pour devenir chrétien.
Mc Pheeters sortit un Nouveau Testament de sa poche, lut Jean 3.16 ; 6.47 ; 10.28 ; Act. 13.38 et 39 et d’autres passages. Puis, s’adressant à son ami :
– Veux-tu accepter Jésus-Christ comme ton Sauveur personnel ?
– Je veux y réfléchir.
– Tu ne le feras pas ! Je te connais ! Tu y as déjà réfléchi toute ta vie. Décide maintenant. Veux-tu venir à Christ pour être sauvé ou non ?
Après un moment d’hésitation, les deux hommes s’agenouillèrent et Scofield se releva transformé. Ce fut une réelle conversion.
Son esclavage de la boisson disparut. Scofield savait qu’il était sauvé. Il avait 36 ans.
Premières expériences dans le service et l’appel de Dieu
Il éprouva tout de suite le besoin de rendre témoignage à son Sauveur. Comme il vivait à proximité d’une importante gare ferroviaire, il loua un local et prêcha l’Évangile aux hommes du rail. Ce fut le début d’un magnifique travail qui se poursuivit durant des décennies. Durant les premières années de sa vie chrétienne, Scofield fut profondément impressionné par les études bibliques du Dr James H. Brookes. Instruit par ce serviteur de Dieu qui savait développer la saine doctrine à partir de la Bible, Scofield l’étudia de manière systématique et la sonda attentivement. C’est à cette époque qu’il fit la connaissance du célèbre évangéliste D.L. Moody qui annonçait l’évangile à Saint-Louis et cela pendant cinq mois.
En 1882, Scofield répondit à un appel qu’il considéra comme venant de Dieu et se rendit à Dallas, au Texas. Il devint alors le pasteur d’une petite assemblée comptant 12 membres. Le soir de sa première prédication, basée sur Jean 3.16, il y eut 2 conversions. La même semaine, il commença des réunions de prières de quartier, dans un débit de boissons. Dans une famille, la fille et la mère se convertirent et, par la suite, cette dernière amena 75 personnes au salut. Moins de 2 ans s’écoulèrent et la première église de Dallas comptait 200 personnes, toutes vraiment « nées de nouveau ». En 13 années, c’est plus de 814 personnes qui se convertirent. Les croyants devinrent si nombreux, qu’il fallut construire un nouveau bâtiment pour les accueillir. C.I. Scofield se conformait à certains principes. Par exemple, il estimait que les inconvertis n’avaient même pas le droit de participer au chant des cantiques dans l’assemblée ! L’avocat devint défenseur de la doctrine biblique.
Dans le cadre de diverses réunions chrétiennes, Scofield eut plusieurs contacts avec Hudson Taylor, fondateur de la Mission à l’intérieur de la Chine. Il découvrit ainsi l’étendue des besoins du monde perdu ; dès lors, il orienta les nouveaux convertis vers les champs missionnaires. Il fut à l’origine de la Mission en Amérique centrale ; 39 croyants de l’église à Dallas partirent pour diverses localités sous l’impulsion de Scofield. Il s’employa à une étude minutieuse de la Bible. En 1888, il publia un premier livre ayant pour titre : « Dispensant correctement la Parole de la vérité » qui fut abondamment répandu et traduit en plusieurs langues. Il fut à l’origine des « cours bibliques par correspondance » que suivirent plus de 10 000 élèves. Il en assuma personnellement la responsabilité jusqu’en 1915, où ils furent repris par d’autres. Dans les années 1890, Scofield invita Moody à Dallas. L’évangéliste s’y rendit à deux reprises. Leur amitié fut telle que C.I Scofield prit la place de Moody comme pasteur, et occupa la direction de président de la Northfield bible Training School que fonda Moody.
Notons aussi qu’en 1884, alors qu’il était tout juste divorcé, il rencontre puis épouse une jeune fille du nom de Hettie Elizabeth Van Wissen, qu’il avait précédemment amenée à Christ. De ce second mariage naîtra un fils le 25 décembre 1888, Noel Paul Scofield. Ce dernier décèda en 1955 à New-York.
La Bible à « références »
Au cours de l’année 1902, Scofield conversait avec un de ses amis, Alwyn Ball, un chrétien, homme d’affaires de New York :
« M. Scofield, les cours bibliques par correspondance et les réunions en vue de l’enseignement biblique occupent tout votre temps. N’avez-vous pas à l’esprit une œuvre axée sur la Bible, dont les effets subsisteront quand vous et moi ne serons plus ici-bas ? »
« Oui, précisément : j’ai à cœur l’élaboration d’une Bible à références, facilitant l’étude personnelle et systématique de la Parole de Dieu avec des annotations brèves et condensées pour que le livre ne soit pas trop volumineux ».
« M. Scofield, je suis convaincu que le Seigneur veut que vous vous donniez à cette tâche primordiale ».
De retour à Dallas, Scofield disposa de plus de temps et put se consacrer à ce grand travail, soutenu par les croyants de l’église.
Quand Satan s’oppose à ce travail
En 1904, Scofield arriva en Suisse et s’établit à Montreux, dans le but d’achever son travail sans être interrompu. Il acheta à un relieur de Genève deux gros volumes « blanco », où les textes de la Version Autorisée anglaise devaient être collés, les marges étant réservées aux notes et aux références manuscrites. À ce moment précis, il tomba gravement malade et fut cloué au lit durant plusieurs mois. Cependant, sa femme, à l’insu de son mari, effectua tous ces travaux préparatoires, si bien que l’entreprise ne subit pas de gros retard.
Son absence prolongée de Dallas nécessita toutefois un nouveau voyage aux États-Unis. Il passa l’hiver 1905 dans un sanatorium, puis revint en Europe, séjournant pendant 2 ans à Oxford, en Angleterre. Scofield eut alors l’occasion d’entrer en contact avec de nombreux chrétiens évangéliques et de fortifier leurs convictions, au moment où déferlait le raz-de-marée destructeur de la nouvelle théologie de la crise moderniste, originaire d’Allemagne. Lors de son deuxième séjour à Montreux en 1907, il eut fortuitement l’occasion d’acquérir chez un antiquaire de Lausanne une collection de livres ayant appartenu à Calvin.
Satan redoubla ses efforts pour empêcher la parution de la Bible Scofield. Dès que l’auteur en eut pris l’initiative, sa santé fut gravement compromise. En 1908, les caisses contenant les précieux manuscrits achevés ont failli se perdre au cours de la traversée en bateau Boulogne – New York. Plus tard, ils échapperont miraculeusement à un incendie. Le travail sur les notes manuscrites fut considérable. Mme Scofield les lisait à haute voix, tandis que son mari les corrigeait. Scofield commençait fréquemment à 5 heures du matin et travaillait jusque tard dans la nuit. Après deux éditions (1909,1917) qui connurent un énorme succès, Cyrus meurt paisiblement chez lui. Il souffrait depuis plusieurs années de problèmes cardiaques. La cause officielle du décès est une cardiopathie chronique qui s’est aggravée avec l’âge.
Le 24 juillet 1921,Cyrus Ingerson Scofield termine sa course et entre dans la présence de son Seigneur. Il était âgé de 77 ans et habitait à Douglaston dans l’état de New-York. Il était alors entouré de sa deuxième épouse Hettie Elizabeth (de son nom de jeune fille Van Wissen), qu’il avait épousé en 1884 et de sa fille Abigail Scofiel Kellogg et quelques autres. Il est enterré au Flushing Cemetery dans le quartier de Flushing, Queens à New-York City.
Son épouse décèdera 20 ans plus tard. Sur la tombe est écrit : Blessed are the dead which die i the Lord – Rev. 14.13. Traduction française : Ils sont bénis ceux qui meurent dans le Seigneur. (Ap 14.13)
La première édition
Il faudra attendre l’année 1909 pour voir la première édition disponible à la vente. Elle eut un retentissement universel. Le succès fut tel qu’il fut suivi d’une deuxième édition en 1917, tirée cette fois-ci à plus de 3 millions d’exemplaires. Dans la préface de l’édition de 1909, on y peut lire :
L’auteur ne s’attribue aucun mérite particulier. D’autres serviteurs de Dieu ont travaillé et il est entré dans leur travail. Pendant la seconde moitié du siècle dernier, des hommes spirituels et instruits, de nombreux pays et de diverses dénominations, ont étudié la Parole de Dieu. Ils ont poursuivi leur tâche en bénéficiant de traductions bibliques toujours plus perfectionnées ; leurs travaux ont donné naissance à un grand nombre de documents, malheureusement inaccessibles à de nombreux serviteurs de Dieu. C’est pourquoi l’auteur a entrepris la tâche modeste et délicate de résumer, d’assembler et de condenser cette abondante matière. Cet ouvrage dûment complété est maintenant consacré au service et à la gloire du Dieu d’amour et de sainteté qui a manifesté sa merveilleuse grâce en Jésus-Christ. (01 janvier 1909, C.I. Scofield).
Bible Scofield, 2e édition américaine – 1917
Traduction de la Bible Scofield en français
L’influence de la Bible Scofield s’est d’emblée étendue au-delà des pays anglo-saxons ; beaucoup ont souhaité que cette œuvre paraisse aussi en d’autres langues. Ainsi une édition espagnole a vu le jour en 1962, et en 1963 c’est la Bible Scofield en allemand qui est publiée. Puis dans les milieux chrétiens des pays de langue française, plusieurs responsables du monde évangélique ont entrepris des démarches en vue de la traduction de cette même Bible en français ; les tentatives aboutissent en 1967. La première édition française de la Bible Scofield sera éditée par la Maison de la Bible en 1975.
Les caractéristiques de la Bible Scofield
- Notes claires et concises, résumant l’ensemble des doctrines bibliques.
- Système de références à la chaîne, au travers de l’Écriture.
- Brève introduction de chacun des 66 livres et des diverses sections de la Bible.
- Définitions irréfutables des vérités particulièrement controversées, qui rallièrent peu à peu les suffrages d’un grand nombre. A titre d’exemples, citons : l’élection, la prédestination, la prescience.
- Respect total du « il est écrit » de Dieu, allant de pair avec le respect des mystères de l’Écriture Sainte et des faits que le Seigneur n’a pas précisés dans Sa Parole. La Bible Scofield fut le résultat des études de toute une vie. Quelqu’un la commenta de cette manière : « C.I. Scofield sut découvrir les vérités internes et les gloires cachées de l’Écriture ». Cette œuvre engendra des convictions et est appréciée dans le monde entier.
Le dispensationalisme
Historique de Parutions Françaises de la Bible Scofield
1909 : Première édition américaine
1917 : 2e édition américaine (Oxford University Press American Branch)
1975 : Première édition
1976 : 2e édition
1980 : 3e édition
1982 : 4e édition
1986 : 5e édition, texte NEG 1979
1989 : 6e édition » format compact »
1990 : 7e édition » format compact »
1996 : 8e édition, avec guide d’étude biblique
1997 : 9e édition, avec guide d’étude biblique
1998 : 10e édition, avec guide d’étude biblique augmenté
2000 : 11e édition, avec guide d’étude biblique et Dictionnaire
2006 : 16e édition, avec guide d’étude biblique et Dictionnaire
2008 : 17e édition, avec guide d’étude biblique et Dictionnaire
2010 : 18e édition, avec guide d’étude biblique et Dictionnaire
2015 : 22e édition, avec guide d’étude biblique et Dictionnaire
2017 : 23e édition, avec guide d’étude biblique et Dictionnaire
2018 : 24e édition, avec guide d’étude biblique et Dictionnaire
2021 : 25e édition, avec guide d’étude biblique et Dictionnaire
Extrait


La Sainte Bible avec les commentaires de C.I Scofield – Modèle 1990

La Sainte Bible avec les commentaires de C.I Scofield – Modèle 1990
7ème édition, avec notes explicatives et chaînes de références

La Sainte Bible avec les commentaires de C.I Scofield – Modèle 1997
10ème édition, avec guide d’étude biblique et dictionnaire

La Sainte Bible avec les commentaires de C.I Scofield – Modèle 2018
24ème édition, avec guide d’étude biblique et dictionnaire
