Les Juives
Nom La Bible des Racines hébraïques - BRH
Traduction François-Xavier & Céline Mercorelli avec la participation d'Alexandre Nanot
Éditeur Éditions Sh'ma
Confession Évangélique/Messianique
Parution 2022
Lecture Facile
Source AT Texte Massorétique
Source NT Textes majoritaires
Deutérocanoniques Non
Unités poids et mesures Anciennes

Dix questions posées à l’éditeur François-Xavier Mercorelli

Pourquoi l’appellation de la « Bible BRH » ?

La BRH signifie « la Bible des Racines Hébraïques ».

Pour bien comprendre le véritable message de la Bible de Genèse à Apocalypse, il est nécessaire d’être au contact des Écritures dans leur contexte originel. C’est dans cette perspective qu’est publiée la Bible des Racines Hébraïques. La BRH replace toute la Parole de Genèse à Apocalypse dans son contexte hébraïque, le contexte premier de toutes les Écritures.
Le terme « hébraïque » renvoie à notre père « Abram, l’hébreu » (Genèse 14.13), le père de notre foi. Abraham est l’homme que Dieu a choisi pour se révéler au monde. Ce n’est pas un hasard si le Dieu de la Bible se présente premièrement comme le Dieu d’Abraham ! C’est à Abraham et à sa descendance – Israël – qu’ont été faites toutes les promesses des Écritures. Tous les croyants nés de nouveau en Yéshoua/Jésus – Juifs et non-Juifs – font partie de la descendance d’Abraham à travers la foi (Romains 4.16). C’est à eux qu’appartiennent l’adoption et les promesses !

Connaître notre identité et nos racines nous conduit à mieux connaître le Dieu d’Abraham, d’Isaac et Jacob, et ce que signifie appartenir au Dieu d’Israël et être Israël – l’Israël de Dieu – le reste que le Seigneur est en train de préparer pour son retour.

« L’Église » qui sera sur terre avant l’avènement du Messie sera sans tache ni ride, sainte et irréprochable (Éphésiens 5.27). Et ceci…avec ou sans nous ! Le manque de sainteté et de vérité, le manque d’amour biblique feront partie des critères du jugement sévère qui commencera par la maison de Dieu (1 Pierre 4.17 ; Apocalypse 3.16).

Un mouvement de l’Esprit sans précédent est en train de souffler sur le monde pour lever un reste sanctifié par la Parole, appelé à préparer le chemin et crier dans le désert des nations : « Préparez le chemin de Yahweh, aplanissez ses sentiers ! » Cette proclamation ne peut que se faire qu’à travers le retour aux racines hébraïques de la foi, en revenant à la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes (Jude 1.3).

Et cette foi n’a pas les mêmes racines que celles sur lesquelles repose « l’Église » d’aujourd’hui… Et c’est maintenant que le Père cherche des adorateurs en Esprit et en vérité pour le retour du Mashiah/Messie.

Qu’est-ce qui t’a poussé à entreprendre un tel travail ?

L’amour de la Parole et l’amour de la vérité ! Et aussi un constat : dans toutes les Bibles d’étude disponibles en français, aucune n’expose clairement la définition biblique d’Israël. Une grande confusion règne sur la véritable identité d’Israël. Peu de croyants comprennent pleinement l’œuvre actuelle du Messie dans le monde à travers la restauration des deux maisons d’Israël, Éphraïm et Juda. C’est ce qui a poussé les Éditions Sh’ma à aller de l’avant pour publier la BRH.

Comprendre la restauration des deux maisons d’Israël – qui est en cours – est le thème central du plan rédempteur du Créateur. Ce n’est pas une question accessoire, c’est le fil conducteur de l’histoire de toute la Bible ! La BRH fait ressortir la véritable identité de l’Israël biblique – qui est composé de deux maisons. Le Dieu d’Israël est le Seigneur et le Sauveur d’un peuple appelé Israël bien défini bibliquement parlant, à la fois dans les écrits de la première alliance et dans ceux de l’alliance renouvelée. Une bonne compréhension de l’histoire des deux maisons d’Israël est indispensable pour bien comprendre l’ensemble des Écritures.

En quoi la Bible BRH se distingue-t-elle des autres ?

La Bible des Racines Hébraïques est unique en son genre, car c’est la première Bible en langue française – du moins à notre connaissance – qui restaure pleinement le nom à travers lequel le Créateur s’est fait connaître. Le tétragramme – יהוה – apparaît plus de 7000 fois dans les 66 livres des Écritures. C’est à travers ces quatre lettres hébraïques (Youd Hé Vav Hé) que le Dieu d’Israël a choisi de se révéler à l’humanité.
La plupart des traductions françaises des Écritures substituent le nom qui a été choisi par notre Père Céleste par un titre (Seigneur, Éternel, Adonaï, etc.). Dans la pensée biblique, un nom est rempli de sens et d’autorité. L’un des objectifs de cette révision est de redonner au nom de Dieu toute son autorité et de le restaurer auprès de tous ceux qui se réclament de lui.

La BRH est la seule Bible en langue française qui restaure pleinement le tétragramme, là où il a été remplacé par Adonaï (134 fois) et par Elohim (8 fois) par les scribes dans le texte massorétique.

Au-delà du rétablissement du nom du Tout-Puissant, la mission de la BRH est d’apporter une lecture facile et fluide de la Parole tout en restant le plus proche possible du texte originel.

La Bible des Racines Hébraïques met en avant l’unité et la complémentarité qui existent entre les écrits de l’Ancienne Alliance et ceux de l’Alliance Renouvelée. « L’ancien testament » et « le nouveau testament » sont des appellations purement humaines qui sous-entendent une séparation entre les Écrits alors qu’ils forment au contraire un ensemble harmonieux et indissociable. Aux yeux de notre Créateur, il n’y a pas un « ancien testament » (sous-entendu qui serait devenu obsolète) et un « nouveau testament » (sous-entendu qui supplanterait et remplacerait l’ancien).

Les Écritures sont composées de 66 livres qui forment une unité cohérente de Genèse à Apocalypse. Dans la BRH, l’accent est mis sur le véritable sens du message de l’Évangile et du Royaume. La plupart des Bibles présentent la Bonne Nouvelle comme un message universel adressé aux Juifs et aux païens sans mettre en évidence la place centrale d’Israël – et qui est Israël – dans le plan de rédemption de Dieu.

Ce déséquilibre est corrigé dans la BRH, car la mission première de Jésus/Yéshoua est de réunir l’ensemble d’Israël (Éphraïm et Juda) pour ensuite atteindre et ramener ceux des nations – et non pas l’inverse. Cela reste vrai et c’est en cours aujourd’hui !

Enfin, la « BRH » est une bible d’étude qui explique les tenants et les aboutissants de la restauration sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Le retour aux racines hébraïques de la foi est expliqué, au travers des commentaires messianiques, à partir du contexte originel. Quand on saisit que cette restauration est en cours depuis la Genèse, on comprend mieux l’importance de discerner les temps dans lesquels nous vivons, à savoir les temps de la fin. La BRH accompagne le lecteur pas à pas avec des milliers de notes. Ces commentaires mettent en lumière plusieurs passages clefs des Écritures, et plus particulièrement le Messie et les prophéties de la fin des temps.

À la lumière des événements actuels, la BRH offre une nouvelle perspective sur le développement de l’Empire de la bête de la fin des temps. Comprendre qui est Israël, et comprendre qui est la bête de l’Apocalypse, sont des points importants pour comprendre les temps qui arrivent et qui sont déjà là. Comme les empires qui l’ont précédé, l’empire de la bête sera l’incarnation ultime de l’ennemi par excellence d’Israël – de tout Israël (et non pas seulement les Juifs) – durant « l’angoisse de Jacob », la grande tribulation. Les notes de la BRH apportent des éclairages sur l’origine et l’identité de l’empire de la bête. L’actualité avec la mise en place du scénario de la fin des temps se profile au Moyen-Orient et à travers le monde. Cette perspective du scénario de la fin des temp n’est pas celle qui est la plus communément admise au sein de la chrétienté. Cela devrait challenger et stimuler davantage les études bibliques et la recherche de la vérité.

À qui est destinée cette bible, quel public est visé ?

La BRH est pour tous !

Elle est abordable à tous ceux qui cherchent la Vérité. Elle est destinée à tous ceux qui désirent avoir une approche personnelle de la Parole et la comprendre par eux-mêmes.
La BRH soulève les confusions et les incohérences qui se sont glissées dans le message de l’Évangile transmis par les dénominations et les structures trop humaines. Ceux qui ont soif de tout savoir et de tout comprendre devraient y trouver leur compte.

Nous avons fait le choix de translittérer certains mots hébreux, comme par exemple les mots Torah, Yéshoua, Elohim, etc., ainsi que la plupart des noms des protagonistes de la Bible. En revanche, nous avons conservé l’ordre des livres tel qu’il est présenté dans les bibles traditionnelles pour faciliter la lecture et les recherches.

Tu travailles seul ou en équipe ?

En équipe. En plus de la traduction, il y a aussi une articulation de coordination. La BRH rassemble le travail de plusieurs dizaines d’érudits et d’enseignants bibliques qui ont contribué à ce projet d’une manière directe ou indirecte à travers leurs recherches et enseignements.

Comment le projet est-il financé ?

La BRH est autofinancée par les Éditions Sh’ma.
Les Éditions Sh’ma (qui signifie « Écoute » en hébreu) ont pour objectif de mettre à disposition des enseignements bibliques solides à travers deux grands axes :

  1. Notre véritable identité en tant que fils du Dieu d’Israël
  2. Notre compréhension du scénario de la fin des temps

Ces deux questions sont cruciales car notre positionnement sera déterminant dans notre témoignage avant le retour en gloire de Yéshoua le Messie.

Comment se procurer cette bible ?

Les premiers volumes sont disponibles :

ISBN 978-2-491514-30-3 : Psaumes
ISBN 978-2-491514-15-0 : Daniel, Apocalypse
ISBN 978-2-491514-15-9 : Matthieu, Marc, Luc, Jean.

Ils peuvent être commandés directement sur le site des Éditions Sh’ma et sur d’autres plateformes tels que la CLC France. Le Pentateuque (ISBN 978-2-491514-14-3) devrait paraître courant 2022. Chaque volume est accompagné de commentaires messianiques.

Y aura-t-il une Bible complète prochainement ?

Oui ! Le projet englobe l’ensemble des Écritures. Voilà plus de deux ans que le projet a été lancé. Il est encore un peu tôt pour se prononcer sur le calendrier des prochaines parutions. L’ensemble des écrits de la Nouvelle Alliance devrait sortir en Bible d’étude. Lorsque le projet sera complètement finalisé, la Bible sera publiée en un volume, séparément des commentaires (qui eux seront rassemblés dans un autre volume).

Existe-t-il un site internet pour la consulter ?

Nous sommes en train de travailler sur la question. Le but est de mettre cette nouvelle révision des Écritures à disposition du plus grand nombre.

D’après quels manuscrits avez-vous travaillé et pourquoi ?

Cette révision est basée sur le texte massorétique hébreu pour les écrits de l’Ancienne Alliance (ou « Ancien Testament »). Le texte massorétique est la source la plus ancienne et la plus fiable dont nous disposons. Cela dit, quand nous le comparons à d’autres sources anciennes comme la traduction grecque des Septante (IIème siècle avant notre ère), les manuscrits de la mer Morte (écrits entre le Ier et IIème siècle avant notre ère) et les citations des écrits de la Nouvelle Alliance, on s’aperçoit que le texte massorétique a été altéré à plusieurs endroits.

Pour les écrits messianiques (ou « Nouveau Testament »), cette révision est principalement établie à partir du texte du Novum Testamentum Graece de Nestle-Aland (28ème édition, © 2012, Deutsche Bibelgesellschaft, Stuttgart), tout en prenant en compte les quelques variantes du Textus receptus, ainsi que certaines variantes présentes dans la Peshitta et d’autres sources historiques sémitiques fiables, notamment les manuscrits hébreux des Évangiles (cf. manuscrits du Vatican provenant du Vaticani Ebraici/hébreu), de Jude, de Jacques et du livre de l’Apocalypse (les ms. Oo.1.16 et Oo.1.32 de la Bibliothèque universitaire de Cambridge). Des corrections ont été apportées, là où le texte grec présente des faiblesses par rapport aux textes hébreu et araméen, et là où les traducteurs ont pris la liberté de s’éloigner du sens premier du texte (ces corrections apparaissent dans les notes de bas de page).

Quelqus détails

La BRH est avant tout une bible d’étude. Elle comprend des introductions aux livres ainsi que d’abondantes notes, aussi bien culturelles, théologiques, historiques, qui apportent aussi une perspective eschatologique.

La traduction se veut être le plus proche du texte source. Les notes sont là pour apporter des précisions aux mots techniques. Dans le prologue de Jean (Jean 1. 1-18), nous trouvons le mot grec le Logos pour parler de la Parole, qui est le Fils de Dieu. Chez les Catholiques, nous trouvons le plus souvent ce mot traduit par le « Verbe », là où les Protestants optent pour la « Parole ». La BRH a préféré garder le terme grec : « Au commencement était le Logos, et le Logos était face à Élohim et le Logos était Élohim ».

Dans l’Évangile de Jean, les passages où il est question de la divinité du Messie ont été restitués. À plusieurs reprises, Jésus déclare être JE SUIS (Ego Eimi en grec), ce qui renvoie à Ex 3.14 là où Dieu se révèle à son serviteur Moshé. Nous avons fait en sorte de bien faire ressortir les passages en question à savoir : Egō eimi = Je suis (cf. Jean 4.26 ; 8.24,28,54-59 ; 13.19 ; 18.5-6). Certains mots ont été gardés dans la langue d’origine pour éviter d’atténuer le sens, comme par exemple le mot Paraclet qui souvent est rendu par « Avocat », « Intercesseur », « Défenseur ». Il n’est pas faux de rendre ainsi, mais Paraclet signifie bien plus.

Les fêtes bibliques n’ont pas été traduites afin de conserver la teneur hébraïque : Souccot (Jean 7.2), Pessah (Jean 2.13), Hanoucca (Jean 10.22).

Dans le Psaume 139.16, le mot גֹּלֶם (Golem) a été traduit par fœtus, alors qu’il est le plus souvent traduit par embryon ou masse informe dans les versions traditionnelles. Dans le passage de Job 40 où sont décrits deux animaux fantastiques, les translitérations לִוְיָתָן (Léviathan) et בְּהֵמוֹת (Béhemot) ont été retenues plutôt que « crocodile » et « hippopotame ».

Un mot qui revient souvent dans le corpus néotestamentaire est celui de pornéia (Mt 19.9 ; Mc 7.21; Gal 5.19 ; Col 3.5). Il est le plus souvent traduit par « impudicité », alors qu’il comprend toutes les pratiques sexuelles illicites que la torah condamne. Autre mot dérivé : celui qui pratique la pornéia est appelé un pornos (1 Cor 5.9 ; Hb 13.4 ; Ap 22.15). Dans les deux cas, le mot grec a été conservé car plus explicite aujourd’hui. En Matthieu 19.9, certains traducteurs emploient le mot « infidélité », alors que pornéia comprend non seulement l’infidélité mais toutes les autres déviances sexuelles susceptibles de nuire à l’un des conjoints.

 

 

Les 3 premiers volumes sortis le 17/02/2022