Les Juives
Parution 1977, 1985, 2003, 2019
Éditeur Desclée de Brouwer
Traduction Littérale
Lecture Difficile
Public Averti
Confession Non confessionnelle
Source AT Biblia hebraica stuttgartensia 1967/77
Source NT Texte minoritaire
Deutérocanoniques Oui
Ordre des livres Hébraïque
Unités poids et mesures Ancienne

Présentation

La Bible Chouraqui tire son nom de son traducteur, André Chouraqui, un juif originaire d’Afrique du Nord, qui appris l’hébreu à Jérusalem et voulut ainsi traduire les textes sacrés de la Première Alliance et du Pacte Neuf, oui c’est ainsi qu’il comme l’ancien et le nouveau testament. Son premier travail, en 1951, consista à traduire le Cantique des cantiques – Shir Hashirim – ce livre est qualifié de très saint par les juifs. Il enchainera les autres livres et son travail aboutit en 1977.

Cette traduction est sans conteste incomparable aux autres traductions françaises. Le style de sa traduction est très spécifique, elle est décapante, déroutante, parfois même choquante,  elle est souvent qualifiée de « traduction calque », se rapprochant plus d’une transcription que d’une traduction. Le texte est extrêmement proche de la langue hébraïque, rendant par exemple les noms propres et les noms divins par translittération. Pour le pacte neuf, c’est-à-dire le nouveau testament, Chouraqui ne traduit pas d’après le texte grec, mais le retraduit d’abord en hébreux.

Concernant le Pacte Neuf, c’est à dire le Nouveau Testament, Chouraqui n’a pas cherché à traduire le texte grec, mais il a tenté de retrouver le substrat sémantique afin de faire ressortir de sa traduction le terreau d’où il tiré. Il n’est pas le premier à avoir entrepris cette démarche, l’Abbé Carmignac lui aussi à abondamment travaillé sur ce point ainsi que Claude Tresmontant.

Historique des parutions

1974-1979 : Édition en 26 volumes (Desclée de Brouwer)
1976 : Évangiles – les 4 annonces (Desclée de Brouwer)
1982-1985 : L’univers de la Bible – 10 volumes (Lidis)
1985 : la Bible Chouraqui en 1 volume (Desclée de Brouwer)
2003 : Édition revue et corrigée
2019 : Sortie prévue chez CERF

 

Description

L’ordre des livres de la 1ère alliance suit le canon hébraïque et inclus 10 livres deutérocanoniques qui sont placés juste avant le Pacte Neuf.
Tobie, Judith, Maccabées 1, Maccabées 2, Sagesse, Ecclésiastique, Baruch, Lettre de Jérémie, Esther grec et Daniel grec.

Tous les noms des livres sont en transcription hébraïque, par exemple : Genèse s’appelle Berechit, Esaïe par Iesha’yahou, les Juges par Suffètes, les Actes des Apôtres deviennent Gestes d’envoyés et l’Apocalypse rendu par Découvrement de Yohanân.
Tous les noms de personnes et de ville sont eux aussi transcrit en hébreux.

Yehoshoua 22.1 : Alors Iehoshoua’ appelle le Reoubéni, le Gadi, la mi-branche de Menashè.

Matyah 17.1 : Après six jours, Iéshoua’ prend Petros, Ia’acob et Iohanân, son frère.

Les Peroushîm et les Sadouqîm, sous-entendu les Pharisiens et les Sadducéens.
Kephar-Nahoum, Béit-Hananyah, Ieroushalaîm

Chacun des livres débutent par une note d’introduction qu’il vaut la peine de parcourir.
Les quelques notes en bas de  pages apportent un éclairage qui permettent une meilleure compréhension du texte.
En annexe, nous trouvons : Les noms divins dans la Bible, l’équivalence des noms propres, mots et expressions, ainsi qu’un tableau des poids et mesures et enfin des repères chronologiques.

Remarques

Avant de  plonger dans la bible Chouraqui, il est préférable d’avoir quelques notions d’hébreu sinon vous risquerez d’ être déstabilisés par sa lecture.
Prenez par exemple :
Chouraqui Ésaïe 1.1 : « Contemplation de Iesha’yahoubèn Amos »
Darby Ésaïe 1.1 : « La vision d’Ésaïe, fils d’Amots »

Le tétragramme est rendu par IHVH Adonaï  et Dieu par Elohîms

BERECHIT 1.23 : Le glébeux dit : « Celle-ci, cette fois, c’est l’os de mes os, la chair de ma chair, à celle-ci il sera crié femme ­Isha­ : oui, de l’homme ­Ish­ celle-ci est prise. »

La glèbe est un vieux mot français que plus personne n’utilise, il fait référence aux terres auxquelles les serfs étaient attachés ; on comprend alors ce que Adam appartient par sa nature terrestre à la glèbe, d’où son nom, le glébeux, on pourrait aussi dire le « terrien », qui appartient à la terre.

MATYAH 6.9 : « Notre père des ciels, ton nom se consacre, ton royaume vient, »
Ton vouloir se fait, comme aux ciels sur la terre aussi.

Parfois, le texte est cru comme en Genèse 4.1 : « Adam pénétra Hava », ou bien le récit de Jean ch.8, là où Jésus est face à la « putain » (prostituée). Vous l’aurez compris, Chouraqui ne va pas par quatre chemins.

Chouraqui a opté de traduire systématiquement le verbe ressusciter par réveiller : L’Adon s’est réellement réveillé (Luc 24.34 ; Colossiens 3.1)

Croire devient adhérer tel que le trouvons ce verset : Oui, Elohîms aime tellement l’univers qu’il a donné son fils unique, afin que tout homme qui adhère à lui ne périsse pas, mais ait la vie en pérennité (Jean 3.16 ; Marc 16.16).

En lisant Actes 8, le récit du  baptême de l’éthiopien, ne soyez pas surpris de ne pas trouver le v37, ce verset n’est présent que dans les traductions utilisant le texte reçu. Cependant, plusieurs traducteurs ont choisis de l’intégrer reconnaissant sa validité (Voir l’article du blog sur Actes 8.37*)

Je vous laisse appréciez la lecture du Psaume 23

Chant. De David.
IHVH-Adonaï est mon pâtre, je ne manque de rien.
Au gazon des oasis, il me fait reposer ;
il me dirige sur les eaux du repos.
Il restaure mon être et me mène aux rondes de justice,
à cause de son nom.
Oui, je vais aussi au val d’ombremort,
mais je ne frémis pas du mal, oui, tu es avec moi ;
ton sceptre, ta houlette me réconfortent.
Tu ranges en face de moi une table devant mes oppresseurs ;
tu parfumes ma tête d’huile, ma coupe est pleine.
Le bien, le chérissement me poursuivent tous les jours de ma vie ;
j’habite la maison de IHVH-Adonaï à longueur de jours.

Marcos 6.12 : Ils sortent clamer le retour, jeter dehors de nombreux démons, messier de nombreux invalides et guérir.

Prêcher la repentance devient clamer le retour, et l’onction d’huile rendu par messier. Le messie est Celui qui est oint, qui a reçu l’onction et que l’on retrouve chez Ia’acov 5.14 : L’un de vous est-il faible ? Qu’il appelle les anciens de la communauté et qu’ils prient pour lui, le messiant d’huile au nom de IHVH-Adonaï.

 

Extrait des parutions entre 1972 et 1979