| Nom | La Bible de Lausanne |
| Éditeur | Georges BRIDEL Editeur |
| Parution | 1839-1872 |
| Public | Tous |
| Lecture | Facile |
| Confession | Protestante |
| Source AT | Massorétique |
| Source NT | Texte reçu |
| Ordre des livres | Hébraïque |
| Unités poids et mesures | Anciennne |
LA BIBLE DE LAUSANNE
Une « Société de ministres de la Parole de Dieu » fut créée en Suisse dans les années 1830, dont le but était de produire une traduction très littérale de la Bible. D’après Daniel Lorstch, ces hommes avaient la profonde conviction que la Bible donnait la pensée même de Dieu, voilà pourquoi ils entreprirent à traduire toujours, autant que possible, le même mot par le même mot tout en évitant de rendre la traduction plus claire que le texte, de peur d’ajouter à celui-ci. Le fruit de leur travail a pour titre la « Bible de Lausanne ».
1ʳᵉ édition – NT en 1839 – 2800 exemplaires
2ᵉ édition – NT en 1849 – 4000 exemplaires
Les Psaumes en 1854 (imprimée à 2000 ex.), puis en 1862
3ᵉ édition – NT en 1859 (version révisée)
4ᵉ édition – NT en 1872
5ᵉ édition – NT en 1875
La Sainte Bible comprenant l’Ancien et le Nouveau Testament en 1861 et 1872
1861 : Les livres de Moïse
1866 : Les livres historiques
1868 : Les Hagiographes
1872 : Les Prophètes
La Bible complète paraît en 1872.
Entreprise sous la direction de Louis Gaussen, la traduction de la Bible de Lausanne est le fruit de 30 années de travail réalisé par une équipe de pasteurs et de théologiens réformés et indépendants (de l’Église Réformée Libre), à Lausanne en Suisse. Elle suit fidèlement le texte hébreu massorétique pour l’Ancien Testament et le texte reçu grec (Textus Receptus) pour le Nouveau, avec pour base la Bible de Genève de 1712.
La Bible de Lausanne est une bible authentique du courant majoritaire Byzantin, à l’instar de celles d’Olivétan, de Calvin dite « de l’Épée », de Luther, de Martin ou d’Ostervald. Là, où les bibles modernes suivent le texte minoritaire, c’est-à-dire le texte Alexandrin.
« On a donc mis en parenthèse, et caractères italiques, les noms propres dont la signification a de l’importance par les allusions plus ou moins fréquentes ou prochaines qui y sont faites ; exemple : Babylone (confusion), Gen. XI, 9 ; Lévi (attachement), Nomb.XVIII, 2. Cela même s’est étendu à quelques mots devenus français, tels que la Pâque, la manne, ». On a de plus indiqué de la même manière la forme que certains noms propres ont prise dans le Nouveau Testament : Josué (Jésus). » Remarquons enfin qu’on a soigneusement évité de donner, dans l’Ancien Testament, plusieurs formes différentes au même nom propre. On dira donc Babylone » dans Moïse comme dans les prophètes, et Josué » dans le livre d’Esdras, pour Jéhosquah, comme dans le Pentateuque. Nous ne multiplierons pas les détails. Il est facile de voir, par ce qui précède, que la nouvelle version, plus littérale ou, pour mieux dire, plus exacte qu’aucune autre, sera réellement aussi plus intelligible, non pas toujours à l’ouverture du livre, mais après qu’on en aura fait quelques études ; et alors, ce sera bien de la pensée du Saint-Esprit qu’on aura l’intelligence, plutôt que de celle du traducteur.
Plus claire donc, au fond, plus naïve, nous ne dirons pas plus fidèle, car quel est le traducteur qui ne se pique de fidélité ? mais plus exacte et plus semblable à l’original, même dans la coupure en paragraphes plutôt qu’en versets, cette version paraît devoir facilement devenir populaire. Il est vrai que les traducteurs se sont vus conduits, par leur principe, à transporter dans le français quelques formes de langage que notre littérature, peu biblique, n’a point mises en crédit ; mais elles y ont pourtant, la plupart, leurs analogues ; elles ont, dès longtemps, un libre cours dans nos églises ; ces hébraïsmes se retrouvent forcé ment dans la traduction des écrits apostoliques, et nous espérons de la grâce de Dieu que le langage de Canaan sera tôt ou tard compris et aimé dans la France entière. En attendant, nous croyons avec l’illustre Bossuet, critiquant la version de Sacy, qu’il trouvait seulement trop polie, et avec M. Villemain, de l’Académie française, parlant d’une traduction de Démosthènes, à son gré trop francisée, nous croyons que la Bible, cette œuvre antique, doit, pour satisfaire même l’homme de goût, conserver son parfum et son cachet d’antiquité. Vouloir l’habiller à la moderne, serait la pensée la plus malheureuse, même au point de vue littéraire. Ceci n’est qu’une considération de second ordre, et l’on nous pardonnera de l’avoir touchée en passant. Mais le bien a ses droits, et ce n’est pas peu de chose d’arriver à ce résultat, que la version de la Bible la plus exacte sera aussi la plus belle.
Les auteurs de cette nouvelle version croient donc avoir posé, pour base de leur travail, le principe à la fois le plus vrai et le plus fécond. Quant à la manière dont ils l’ont accompli, ils estiment avoir également adopté la marche la plus sûre. Il peut sembler, au premier abord, que la meilleure traduction d’un livre sera celle qui aura pour auteur un seul homme, d’ailleurs compétent, qui, travaillant en quelque sorte tout d’un jet, en aura écrit lui-même la première lettre et la dernière. Ainsi fit Luther. Mais, outre que chaque génération ne fournit pas son Luther, on peut opposer à son œuvre, objet maintenant d’une révision, celle des Hollandais, chez qui une société de traduction travailla pendant plus d’un demi-siècle, et finit par donner une version de la Bible qui est estimée la plus excellente de toutes celles qui existent ; on pourrait y opposer aussi la version anglaise, dont la valeur n’est méconnue par personne, et qui ne fut pas l’œuvre d’un seul.
Le fait est qu’une traduction complète de la Bible, effectuée avec la scrupuleuse et, nous dirons, la minutieuse exactitude qu’on s’est proposée dans celle-ci, dépasse probablement les forces d’un homme, quelque bien qualifié qu’il puisse être ; ou tout au moins faudrait-il qu’il y sacrifiât sa vie entière. C’est par la division du travail qu’on parvient à le simplifier. D’ailleurs, et voici l’essentiel, le traducteur, fût-il un Luther, peut plus facilement se méprendre sur le vrai sens d’un texte, que trois ou quatre traducteurs, du reste aussi versés dans l’hébreu que cet ancien docteur a pu l’être. On rend l’original comme on le comprend, et souvent on le comprend tel qu’une tradition, peut-être erronée, nous l’a livré, ou bien on lui impute certaines vues dogmatiques individuelles. Si donc plusieurs discutent le sens du passage contesté, on arrivera plus sûrement au vrai que si un seul avait été laissé à ses propres lumières et à son propre mouvement. Nous ne méconnaissons pas le secours que peut accorder le Saint-Esprit à celui qui veut sincèrement reproduire avec fidélité la pensée de Dieu ; mais on ne niera pas non plus les promesses spéciales qui sont faites aux « deux ou trois qui s’accordent » pour demander au Seigneur quelque grâce. »
Convertissez-vous donc et retournez [à Dieu], pour que vos péchés soient effacés ; afin que viennent des temps de rafraîchissement de par la face du Seigneur (Actes 3.19)
Car j’estime n’avoir été inférieur en rien aux Envoyés par excellence (2 Corinthiens 11.5)
Et moi aussi je te dis que tu es Pierre, et que sur ce rocher, j’édifierai mon Assemblée ; et les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. (Matthieu 16.18)
Et il lui dit : Pourquoi me dis-tu bon ? Nul n’est bon, qu’un seul, Dieu. (Matthieu 19.17)
Livre de l’origine {Ou de l’existence, ou de la naissance.} de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham… (Matthieu 1.1)
Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu ;
elle était au commencement auprès de Dieu ;
toutes choses ont été faites par son moyen et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle ;
en elle était la vie ; et la vie était la lumière des hommes ;
et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont point saisie. (Jean 1. 1-5)
ayant effacé l’acte écrit [qui faisait] contre nous par ses ordonnances et qui nous était contraire, et il l’a annulé, l’ayant cloué à la croix ;
ayant dépouillé les principautés et les autorités, il les a produites ouvertement en spectacle, triomphant d’elles en cette [croix] {Ou par lui-même. (Colossiens 2.14-15)
Maris, pareillement, cohabitez pour la connaissance comme avec un vase plus faible, le féminin, usant d’égards {Ou aimables.}, comme envers des cohéritières de la grâce de la vie, pour que vos prières ne soient pas interrompues. (1 Pierre 3.7)
et quant à la cour qui est hors du temple, jette-la dehors et ne la mesure point (Apo 11.2)

