Les Catholiques
Parution 1951
Éditeur Société civile d'études et de publications non-commerciales
Traduction Equivalence formelle
Lecture Facile
Public Tout public
Confession Catholique
Source AT Texte massorétique
Source NT Texte minortaire
Deutérocanoniques Oui
Ordre des livres Canon catholique
Unités poids et mesures Ancienne

Présentation

Le Cardinal Lienart, de son vrai nom Achille Liénart est né le 7 février 1884 à Lille et mort le 15 février 1973. Il a principalement exercé la fonction d’évêque à Lille pendant quarante ans.
Alors qu’il n’a que 44 ans, il devient évêque de sa ville natale et se spécialise dès lors dans l’étude des Écritures saintes. Il est à noter sa participation au Concile de Vatican II.

En réaction à la réforme qu’avait déclenchée Martin Luther au début du XVIe, le Concile de Trente a voulu réaffirmer l’autorité de la Vulgate, la version latine « que tous doivent employer comme authentique ». Pendant tout un temps, il en fut ainsi, jusqu’au Concile de Vatican II qui allait marquer une étape décisive dans l’histoire de la bible chez les catholiques.

Donnée le 30 septembre 1943 par le pape Pie XII, l’encyclique Divino afflante Spiritu marque un tournant dans l’attitude de l’Église catholique en matière d’exégèse biblique. D’une part, elle autorise la lecture et l’étude de la Bible dans des traductions autres que la Vulgate de St Jérôme, qui était jusqu’alors la seule version officielle. D’autre part, elle encourage la critique textuelle ainsi que la méthode historico-critique dans l’approche de l’Ancien et du Nouveau Testament.

L’un des points précise que « Ceux donc qui, parmi nous, s’adonnent aux études bibliques, doivent soigneusement faire attention à ce point et ne rien négliger de ce qu’ont apporté de nouveau l’archéologie, l’histoire de l’antiquité et la science des lettres anciennes, rien de ce qui est apte à mieux faire connaître la mentalité des écrivains anciens, leur manière de raisonner, de raconter et d’écrire, leurs formules et leur technique » et plus loin « Ce respect, les évêques s’attacheront à l’accroître toujours davantage et à le rendre parfait chez les fidèles qui leur sont confiés, en encourageant toutes les initiatives entreprises par des apôtres zélés dans le but louable d’exciter et d’entretenir, parmi les catholiques, la connaissance et l’amour des Livres Saints. Qu’ils favorisent donc et qu’ils soutiennent ces pieuses associations, qui se proposent de répandre parmi les fidèles des exemplaires des Saintes Lettres, surtout des Évangiles, et qui veillent à ce que la pieuse lecture s’en fasse tous les jours dans les familles chrétiennes ; qu’ils recommandent instamment par la parole et par l’usage, là où les lois liturgiques le permettent, les traductions de l’Écriture Sainte, approuvées par l’autorité ecclésiastique ; qu’ils tiennent eux-mêmes ou fassent tenir par des orateurs sacrés particulièrement compétents des leçons ou conférences publiques sur des questions bibliques ».

Le ton est donné, par cette encyclique, le pape Pie XII demande que l’on traduise et interprète les livres bibliques à partir du texte original, hébreu et araméen pour l’Ancien Testament et le grec pour le Nouveau.

Jusqu’alors, on ne traduisait que sur la base de la Vulgate, mais le premier catholique à avoir traduit sur les originaux hébreux et grecs fut le Chanoine Augustin Crampon en 1904.

 

HISTORIQUE DES PARUTIONS :

1951 : 1ère édition à 52.000 exemplaires
1952 : 2ème édition à 48.000 exemplaires
1953 : 3ème édition à 50.000 exemplaires
1956 : Éditions pour le Canada, patronnée par le C. Lienart, AT es de Pirot-Clamer, et le NT d’Osty
1981 : Pour bibliophile aux éditions Beauval

Le Cardinal Lienart et son équipe ont donc désiré offrir une nouvelle bible aux catholiques français.
Paru en 1951, la Sainte Bible « Nouvelle Édition publiée sous le patronage de la LIGUE CATHOLIQUE DE L’ EVANGILE et la direction de S. EM LE CARDINAL LIENART ».
La 1ère édition est tirée à 52 000 exemplaires, la 2ème édition à 48 000 et la 3ème à 50 000

Concernant la traduction, l’Ancien Testament est issus du texte de la grande édition de la Sainte Bible de PIROT-CLAMER.
Ce texte a été légèrement révisé; le livre d’Isaïe a été repris dans son intégralité par le R.P LEFEVRE, tout en tenant compte de la découverte du rouleau d’Isaïe trouvé parmi les manuscrits de la mer morte. Le Nouveau Testament est l’œuvre du Chanoine OSTY, réputé pour sa fidélité et l’exactitude à rendre le génie de l’original dans une langue très claire.

En 1962 parait La Sainte Bible du Cardinal Liénart, Editions Letouzay & Ané (Club des amis du Livre) présentée en 2 volumes in 12 carré cartonnés toile décorées, 962 et 746 pages. (Pour plus d’information sur cette bible, voir la fiche – La Sainte Bible 2 tomes -1962)

Description

Concernant l’ouvrage en question, l’introduction générale est signée par Daniel Rops, de l’Académie française et apporte un éclairage non négligeable. En fin de livre, nous trouvons un lexique, des tableaux chronologiques et des cartes. Chaque famille de livres comporte une introduction et des notes sont insérées en bas de pages du texte bibliques, comme les conversions d’unités de mesure en langage moderne. Exemple de note sur le passage de 1 Samuel 17.4 : Goliath d’après l’hébreu – 2m92 de hauteur, sa cuirasse 70 kg, la pointe de sa lance 8 Kg.

Sont inclus les 9 livres deutérocanoniques : Livre de Tobie, Judith, 1 et 2 Macchabées, livre de la Sagesse, livre de l’Ecclésiastique, Baruch, ajout de Daniel, Esther grec.

Le texte présenté dans cette bible est très proche de l’original, on ne cherche pas à réinterpréter ce que dit le texte, mais à traduire à plus juste. Les poids et mesures sont gardés dans la langue source (empan, coudée, sicle, stade), les idiomes et les euphémismes aussi. Nous sommes là dans une traduction à équivalence formelle, très intéressante pour qui veut étudier les textes de près.

Remarques

Le tétragramme est rendu par Yahweh

Genèse 3.24 : Et il chassa Adam et le fit habiter à l’Orient du jardin d’Éden, et il plaça
les Chérubins et la flamme du glaive en zigzag pour garder le chemin de l’arbre de vie.

Proverbe 8.22 : Yahweh m’a donné l’être, prémices de ses voies, préambule à ses œuvres, depuis toujours. Dès l’éternité, j’ai reçu l’investiture, dès le commencement, avant les origines de la terre.

Jean 1.1 : Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu
et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu.
Par lui, tout a été fait, et sans lui, rien n’a été fait, de ce qui a été fait.

Jean 1.12: Mais à tous ceux qui le reçurent, il donna le pouvoir de devenir enfants de Dieu.
À tous ceux qui croient au nom de celui, qui n’est pas né du sang, ni d’un vouloir charnel,
ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair. Et il a habité parmi nous – et nous avons vu sa gloire :
Gloire qu’un Fils unique reçoit de son Père plein de grâce et de vérité.

Notez qu’il s’agit du Fils de Dieu et non des hommes.

Romains 11.17 : et si toi sauvageon, tu as été enté et es devenu bénéficiaire de la sève fournie par la racine de l’olivier.

On notera l’insertion du comma johannique :

1 Jean 5.7 : Au fait, ils sont trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, le Verbe et l’Esprit-Saint, et ces trois sont d’accord.

Juda cherche la prostituée à qui il a confié son bâton, son anneau et son cordon. Ne la trouvant plus, il interroge les gens du lieu : Où est l’Hiérodule ? (Genèse 38.21)
La plupart des traducteurs optent pour la prostituée, certains ajoutent la prostituée sacrée, l’hébreu dit הַקְּדֵשָׁה, les bibles protestantes avant le XIXe utilisaient la courtisane.

 

 

La Sainte Bible – Nouvelle édition publiée sous la direction de S. Em. Le Cardinal Liénart
par La Bible pour tous – Édition 1956 – Achevé d’imprimer e le 28-02-1963