Les Segond
Parution 1880
Éditeur Éditions Cherbuliez
Traduction Semi-littérale
Lecture Facile
Public Tout public
Confession Evangélique
Source AT Massorétique
Source NT Minoritaire
Deutérocanoniques Non
Ordre des livres Hébraïque
Unités poids et mesures Ancienne

Présentation

Brève biographie de Louis Segond (1810 – 1885)

Jean-Jacques Louis Segond est né le 3 octobre 1810 à Plainpalais, dans la commune de Genève. Son père était cordonnier, français et de confession catholique, ayant servi dans l’armée napoléonienne. Nous savons que sa mère était une protestante genevoise. Après des études secondaires, Louis Segond entame à partir de 1830 un brillant cursus en théologie qui le mène à Genève, puis à Strasbourg, en passant par l’Allemagne. Il se passionne pour les langues orientales, l’exégèse, l’archéologie et la critique sacrée. Élève de grands biblistes et orientalistes de l’époque, il obtient un doctorat en 1836.

C’est en 1836, alors qu’il n’est âgé que de 26 ans qu’il fonde à Genève la société d’exégèse du Nouveau Testament qu’il tiendra jusqu’en 1841. En 1840, il est nommé pasteur de la paroisse de Chêne-Bougeries, près de Genève, où il exercera durant vingt-quatre ans, tout en poursuivant des recherches sur la langue hébraïque et l’Ancien Testament. Tout en exerçant son ministère, il se passionne pour les langues bibliques tant et si bien qu’il publiera en 1841, le Traité élémentaire des accents hébreux, en 1856 un ouvrage intitulé la Géographie de la Terre sainte et en 1864 il sortira une ébauche d’une traduction complète de la Bible intitulé la Chrestomathie biblique. (Grec khrestos, utile, et mathein, savoir ; la prononciation)

Quant à la traduction même, je l’ai faite scrupuleusement sur le texte hébreu, en m’aidant des ressources philologiques et exégétiques les plus accréditées. Mais, si j’ai voulu qu’elle fût avant tout l’expression fidèle de l’original, je n’ai pas cru qu’il fût permis pour cela de manquer à la correction et à la clarté que réclame notre langue. Ce n’est pas au moyen de termes surannés, de locutions hors d’usage, de phrases d’un littéralisme obscur, que la couleur biblique se maintient plus intacte, et que le parfum oriental se fait sentir plus pur. Saisir la pensée jusque dans ses moindres nuances, et lui trouver un moule qui la reproduise fidèlement, sans braver les règles et le génie de la langue française : voilà l’idéal. Je n’ai rien négligé pour ne pas rester trop en arrière.

Chrestomathie biblique (préface), 1864

Juillet 1864, Louis Segond démissionne de ses fonctions. Entre temps, La Compagnie des pasteurs de Genève qui souhaite une nouvelle traduction de l’Ancien Testament, à la fois fidèle aux textes originaux et dans un langage accessible à tous, s’est intéressée à l’ébauche de la Chrestomathie que Segond publia. En février 1865, elle commissionnera Louis Segond pour cette tâche. Selon la convention signée, la traduction de l’Ancien Testament devra être terminée en six ans. Après avoir calculé le nombre de versets qu’il aura traduire chaque jour, Louis Segond se met au travail et dans le respect du contrat, il remet son manuscrit à la fin de l’année 1871. En 1874, paraît la 1ère édition de sa traduction de l’Ancien Testament, associée à une traduction du Nouveau Testament faite par Hugues Oltramare, professeur de Nouveau Testament à la faculté de Genève. Pour cet évènement, Louis Segond se rend personnellement à Oxford pour s’assurer de la qualité du premier tirage.

Entre temps, en 1872, Louis Segond est nommé professeur d’hébreu et d’exégèse de l’Ancien Testament à la faculté de théologie protestante de Strasbourg. Il entreprend, sur la base de l’édition critique de Constantin Tischendorf, la traduction du Nouveau Testament. L’évangile de Matthieu est publié en 1878, l’évangile de Jean en 1879 et enfin, l’intégralité du Nouveau Testament paraît en 1880 aux Éditions Cherbuliez.

La 1ère publication de sa traduction de l’Ancien Testament est datée de 1874. La traduction du Nouveau Testament est achevée en 1880. Les deux volumes seront publiés en un seul pour la première fois à Oxford en 1880. Entre 1880 et 1910, pas moins de 500.000 exemplaires ont été imprimés et distribués.

  • 1874 : Parution aux Éditions Cherbuliez de l’Ancien Testament.
  • 1880 : Parution aux Éditions Cherbuliez de la bible complète.
  • 1888 : Parution de la première révision, juste après la mort de Louis Segond. Elle supplante la version de 1880 et la version la plus ancienne à être diffusée est la  » Segond 1888 révisée « .
  • 1910 : première révision importante après la mort de Segond. La Société biblique britannique et étrangère révise la traduction, en 1910, en choisissant d’autres termes doctrinaux plus conformes à la pensée protestante orthodoxe (par exemple : « sacrificateurs » à la place de « prêtres »,  » foi  » à la place de « fidélité », « la vierge » d’Esaïe 7-14 devient la jeune femme. Cette version 1910 devient la traduction protestante la plus lue au cours du XXe siècle.
  • 1962 : L’Alliance biblique universelle (ABU) publie une révision du Nouveau Testament (« Pains et Poissons »)
  • 1978 : L’Alliance biblique universelle révise à son tour sur la base du texte de la Segond 1910 et la publie dans une version dite « à la Colombe ».
  • 1979 : Parution de la version Segond 1979 dite  » Nouvelle édition de Genève  » (NEG).
  • 2002 : Parution de La Nouvelle Bible Segond (NBS) : en 1987, l’ABU décide de se lancer dans une édition d’étude de la Segond qui vise à présenter une alternative à la TOB – Traduction œcuménique de la Bible.
  • 2007 : Parution de la bible Segond 21 : Bible Segond révisée pour le XXIe siècle utilisant le vocabulaire d’aujourd’hui.

Remarques

Segond traduit

le sceptre ne s’éloignera pas de Juda… jusqu’à ce que vienne le repos.

Genèse 49.10

Les autres traductions mettent généralement le Schilo, qui est l’un des titres du Messie.

Voici, la jeune femme deviendra enceinte, elle enfantera un fils.

Ésaïe 7.14

Cette traduction de l’hébreu Almah est problématique, elle sera corrigée dans la révision de 1910 par la jeune fille.

souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, en dehors de l’État d’Israël.

Éphésiens 2.12

On lit généralement, privé du droit de cité, en grec politeia πολιτεία; les Britanniques ont un mot qui correspond exactement à ce que le grec veut dire, c’est le mot Commonwealth, richesses communes.