Les Catholiques
Parution 1992
Éditeur Desclée de Brouwer
Traduction Littérale
Lecture Facile
Public Tout public
Confession Catholique
Ordre des livres Minoritaire
Unités poids et mesures Ancienne

Biographie

De son vrai nom – Jacqueline de Boissonneaux de Chevigny, cette religieuse dominicaine et une bibliste reconnue est née à Nancy le 14 janvier 1911 et  est décédée le 16 mars 1993 à l’âge de 82 ans à Coubon (Haute-Loire).

Parmi ses publications, ressortent deux ouvrages qui contribuent à sa réputation: une concordance du Nouveau Testament et une édition bilingue grec/français des 4 Évangiles.

A 21 ans, elle entre dans la congrégation des dominicaines des Tourelles à Montpellier le 15 octobre 1932. Là, elle reçoit une formation approfondie en théologie et en philosophie. Il est à préciser, qu’à l’époque, les Tourelles sont une des rares congrégations à dispenser un tel enseignement à des femmes. Elle y fera profession le 6 janvier 1940 sous son nom de religieuse Sœur Jeanne d’Arc o.p. (ordre des prêcheurs).

Sa formation d’exégète, principalement autodidacte, du latin, de l’hébreu, du grec ancien, lui ouvre les portes du comité de révision de la Bible de Jérusalem dont elle est la seule présence féminine. Elle contribuera à la première édition en un seul volume qui parut en 1955. On notera sa présence dans le groupe d’exégètes, dont André Chouraqui, lors de la traduction du Pacte Neuf (NT).

Sa traduction des 4 Évangiles a premièrement été publiée dans une édition bilingue grec/français, juxtaposés, puis est parut en 1992, Les quatre Évangiles en format de poche, où seule la traduction française est présentée, et qui lui valut l’imprimatur.

 

 

 

Bibliographie partielle

1986. Concordance de la Bible – Nouveau Testament, Cerf-Desclée de Brouwer, Paris
(Mots grecs en transcription, un index permet d’accéder au grec à partir des mots françai

1986. Traduction juxtalinéaire (grec/français) des 4quatre Évangiles, accompagnée de notes pédagogiques

1987.Éditée chez Desclée de Brouwer, Les Belles Lettres, coll. « Guillaume Budé ».

1986. Évangile selon Marc

1987. Évangile selon Matthieu

1988. Évangile selon Luc

1989. Évangile selon Jean

1991. Sœur Jeanne d’Arc op, petite initiation au grec des Évangiles

1991. Les Évangiles – Les Quatre – Matthieu, Marc, Luc, Jean – Nouvelle traduction coll « Livre de poche »
Réédition des traductions françaises seules.

La traduction des 4 évangiles est faite d’après les originaux grecs. C’est une traduction littérale qui cherche à rendre au texte un équilibre entre le littéralisme et le poétique, mais plus on se penche sur le texte, on ne peut que constater la justesse dans le choix des mots dont la Sœur Jeanne d’Arc fait usage.

Chaque évangile comporte une introduction, il faut vraiment prendre le temps de la lire ; son contenu est d’un richesse qu’on dans peu d’introduction et elles apportent un éclairage contextuel et nous amènent à lire les évangiles avec un autre regard.
Les notes en bas de page sont surtout d’ordre linguistique et cherchent à donner la compréhension de certains mots techniques. On y apprend beaucoup de choses intéressantes.
On trouve également en annexe un tableau synoptique des évangiles, un index et un dictionnaire de mots techniques.

 

 

Passages choisis

Matthieu 3.17: Et voici une voix, des cieux. Elle dit : « Celui-ci est mon fils, l’Aimé, en qui je me plais. »

Extrait de Luc ch1 : Du moment que beaucoup ont entrepris de composer un récit des faits accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui, dès le début, les ont vus par eux-mêmes et sont devenus serviteurs de la parole, il m’a paru bon, à moi aussi, qui ai tout scruté depuis l’origine avec précision, de l’écrire en ordre pour toi, illustre Théophile, afin que tu reconnaisses la solidité des paroles que tu as reçues oralement. Il est, aux jours d’Hérode, roi de la Judée…

Luc 24.34 : En réalité, le Seigneur s’est réveillé !

Jean 1.12  Mais ceux qui l’ont reçu,
à tous il a donné pouvoir
de devenir enfants de Dieu :
eux qui croient en son nom,

 

qui, non du sang,
ni d’une volonté de chair,
ni d’une volonté d’homme,
mais de Dieu ont été engendrés.

 

Et le Verbe fut chair.
Et il a planté sa tente parmi nous.
Nous avons contemplé sa gloire,
gloire qui lui vient du Père comme unique-engendré
plein de grâce et de vérité.

 

[…] 18. Dieu, nul ne l’a vu, jamais.
Un unique-engendré, Dieu,
lui qui est dans le sein du Père,
lui, s’en est fait l’interprète.

 

A l’époque de Jésus, lorsque l’on était invité, on s’allongeait. Il n’était pas question de s’asseoir comme nous le faisons sur une chaise et ce détail dans le texte original à bien souvent était « occidentalisé ». Les traductions littérales ont su rendre ce mot anapipto par se coucher, s’allonger et non par s’asseoir. On retrouve ce verbe dans le passage où il est parlé du disciple que Jésus aimait, celui qui pendant le souper était penché, allongé (anapipto) sur le sein de Jésus. (Jn21.20) idem Luc 11.37 : Comme il parlait, un pharisien le convie à déjeuner chez lui. Il entre et s’allonge.voir aussi Luc 17.7; 22.14; Jean 13.12.

Luc 11.27 : Or pendant qu’il parle ainsi, une femme, de la foule, élève la voix. Elle lui dit : « Heureux le ventre qui t’a porté et les seins que tu as tétés ! »
Mais il dit : « Plutôt : Heureux ceux qui entendent la parole de Dieu et la gardent ! »

Luc 12.27 : Remarquez les lis : ils ne filent et ne tissent. Or je vous dis : même Salomon dans toute sa gloire n’a pas été vêtu comme l’un d’eux !
Si dans un champ l’herbe qui est là aujourd’hui et demain jetée au four, Dieu la pare ainsi, combien plus vous, minicroyants ! oligopistos – petite foi

 

 

Date de parution : 07 Octobre 2005
Nombre de pages : 624
ISBN : 9782220056500

Desclée De Brouwer – Octobre 2005