1 octobre 2020
Alexandre Nanot

Apocalypse 2.4 : Et ton premier amour ?

CRAMPON : Mais j’ai contre toi que tu t’es relâché de ton premier amour. MAREDSOUS : Mais je te reprocherais d’avoir relâché ton amour du début. PdB : Mais mon…
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CRAMPON : Mais j’ai contre toi que tu t’es relâché de ton premier amour.

MAREDSOUS : Mais je te reprocherais d’avoir relâché ton amour du début.

PdB : Mais mon reproche est que tu as perdu la fleur de ton amour.

JER : Mais j’ai contre toi que tu as perdu ton amour d’antan.

BJC : Mais voici le reproche que je te fais : Tu as perdu l’amour que tu avais au commencement.

TOB : Mais j’ai contre toi que ta ferveur première, tu l’as abandonnée.

PDV : Mais j’ai un reproche à te faire : tu ne m’aimes plus comme au début.

PV : J’ai cependant un grief contre toi : tu as abandonné ton premier amour,
tu ne m’aimes plus comme au début;
votre amour des uns pour les autres s’est relâché.

Voilà autant de traductions différentes mais qui expriment la même pensée, s’avère être une triste réalité : celle d’un amour qui est en train de s’éteindre.
Qui n’a jamais été touché par cette maladie, la tiédeur, la paresse et la routine spirituelle. Ce n’est pas un mal qui vous tombe dessus du jour au lendemain, mais on pourrait comparer cela à la grenouille placée dans une casserole d’eau froide posée sur le feu. Ce n’est pas une sonnette d’alarme qui vous préviendra que votre amour est en train de s’éteindre. Un feu, ça s’entretient, il faut le surveiller et l’alimenter.

Et toi, qu’en est-il ?

Jésus fait ce reproche à l’Église d’Éphèse, mais lisons les deux versets qui le précèdent : Je connais tes œuvres, la peine que tu prends dans ton travail et ta persévérance. Tu ne tolères pas ceux qui font le mal, en plus tu as de la patience et tu as souffert à cause de mon nom et tu n’as pas perdu courage. Waouh, tout ça ! Quel éloge pourrait-on dire. Nous avons là des gens investis, engagés, vaillants et qui prennent position. Que pourrait-on bien leur reprocher ?
La suite, je pense, ils ne s’y attendaient pas ! Le foyer, le cœur ou la passion pour Jésus, qui les animaient au premier jour, s’étaient progressivement éteints. Ils en étaient à faire ces choses d’une manière mécanique, bien certes, mais plus avec la passion et le feu du premier amour.

Comment sait-on que la passion est toujours là ? C’est simple – prenons-nous le temps de rechercher Sa Présence, dans le calme et loin des bruits de ce monde ? Quand on aime quelqu’un, on aime et on veut rester près de lui, l’écouter. Le simple fait de le ou la sentir, notre âme est ravie.

Ceux qui ont accepté de suivre le Christ et de marcher dans ses pas ont tous eu à un moment, au début de leur marche (enfin je l’espère) un feu qui les a animés, une passion dévorante, un zèle pour annoncer l’évangile, pour mener une vie sainte et en accord avec la Parole de Dieu. Beaucoup se rappellent, avec nostalgie, de leur baptême et de cette fougue qui l’accompagnait. Pourquoi certains se sont arrêtés en cours de route, ont abandonné la course, ont quitté le stade ? D’autres encore ont jeté l’éponge et pour certains, ils survivent tant bien que mal espérant arriver entiers au bout de la course.

Je me souviens de ce jeune qui était bouillant pour l’œuvre de Dieu, presque incontrôlable tant son désir de voir tout le monde se tourner vers Jésus l’animait. C’était deux mois après son baptême. Tout feu, tout flamme comme on disait ! Voilà qu’un ancien, exaspéré depuis quelque temps en son for intérieur par cette fougue caractéristique de la jeunesse, lui lança en fin de culte telle une formule de salutation : J’ai été bouillant comme toi quand j’étais jeune, mais ne t’inquiète pas, avec le temps, ça va vite se calmer !

Au lieu d’encourager, on décourage ! Et ce n’est pourtant pas à cela que nous sommes appelés. Nous devrions être contents que des jeunes se lèvent et parfois même nous bousculent dans les routines dans lesquelles nous nous sommes installées mais au lieu de ça, certains révèlent leur esprit acariâtre.

Il lui dit encore une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. (Jean 21.16)

Et dans ton couple ?

Ce reproche que fait Jésus à cette église d’Éphèse est tout aussi transposable pour les couples. Combien de couples sont morts faute d’avoir été insensibles aux besoins du conjoint(e) et aujourd’hui sont au bord de la rupture, ou bien n’éprouvent plus rien pour l’autre, vivent ensemble d’une manière mécanique. Ils ne s’embrassent plus, ne se disent plus de paroles valorisantes, ne se rapprochent plus ou ne vivent plus rien ensemble ? Combien, oui combien de couples sont dans cette situation-là ? Mais à qui la faute ?

Le jeune fiancé dit-on, irait décrocher la lune pour sa belle. Une expression pour dire que l’amour nous pousserait à faire des folies ou aller chercher l’impossible. Il est prêt à tout pour celle qu’il aime. Et voilà que les années ont passé et c’est une véritable corvée pour lui, à la demande de son épouse, de vider le lave-vaisselle ou de l’aider à étendre le linge. Où est donc cette énergie, cette fougue qui l’animait auparavant ? On pourrait croire qu’une fois qu’il a eu ce qu’il voulait, il s’en est lassé. Cela fait cliché, direz-vous… et pourtant, c’est classique chez beaucoup malheureusement.

L’amour est comme une plante, si l’on oublie de l’arroser, au bout de quelques temps, elle sera fanée.
L’amour d’un couple est comme un feu, pour qu’il dure et chauffe la maison, il faut veiller à mettre une bûche tous les jours.

Mais j’ai un reproche à te faire : tu ne m’aimes plus comme au début. Ce reproche, c’est peut-être un CRI qui t’est lancé au moment où tu lis ce texte. Pose-toi ces questions : Quelle est la température de ton couple ? Où en sont tes sentiments vis-à-vis de ton mari/épouse ? Quand lui as-tu dit « Je t’aime » pour la dernière fois ?

Je sais que certains couples au bord de la rupture vont être restaurés et vont vivre une seconde lune de miel. Le moment est venu de reprendre les choses en main, de prier pour ton mari/épouse, d’entreprendre de nouvelles démarches et d’essayer de surprendre l’autre. Une vie de couple, ce n’est jamais gagné d’avance. Lorsque nous semons des graines dans un potager, il ne nous viendrait pas à l’idée d’arroser les trois premiers jours seulement et de laisser ensuite faire la nature. Non, cela ne marche pas ainsi car si vous n’allez pas tous les jours vérifier, surveiller, arroser, la nature va malheureusement reprendre le dessus. Les mauvaises herbes, elles, vont pousser et vos semences n’aboutiront pas. C’est de notre responsabilité ! Ne la négligeons pas ! Cela demande de l’investissement et du temps. Tous ces ingrédients sont fondamentaux pour notre couple.

C’est pourquoi je t’exhorte à ranimer la flamme ( 2Tim 1.6)

Je t’aime d’un amour Éternel (Jérémie 31.3)

Parce que tu as du prix à mes yeux, Parce que tu es honoré et que je t’aime (Ésaïe 43.4)

5 Commentaires

  1. Patrick

    Merciiiiiiiiiiii Alexandre

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    • Zunino

      Pour moi après avoir longuement médité le sujet , il ne s agis pas de notre amour pour Jésus en priorité, mais de la conscience de son amour pour nous , cette église avait abandonné la conscience de l amour de Jésus pour elle , car Jésus est le premier amour ,et il est en tout le premier, l amour ne consiste pas en ce que nous l avons aimé, mais en ce qu’il nous a aimé le premier. Ce que j’ ai contre toi c est que tu a abandonné la conscience de mon amour pour toi , et tout le reste n est que Conséquences de ça . Sinon le focus est encore sur nous et sur des œuvres a pratiqué pour aimé plus , il n’ y a rien que je puisse faire de plus pour qu il même plus n y rien que je puisse faire de moins pour qu’il m aimé moins . L amour est inconditionnel.Dieu nous aimé un point c est tout , et la connaissance de l Amour de Christ surpasse toutes connaissance.Ce que j’ ai contre toi c est que tu te focalise sur ton amour pour moi que tu n est plus conscient de mon amour .

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      • Zunino

        Oups désolé pour les fautes de frappe

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  2. Mendy Pierre

    Excellente thématique qui nous rappelle par confirmation que le Seigneur Jésus-Christ nous désire constants dans notre cheminement avec lui. Et que, même si l’appétit peut provenir du manger, cependant la beauté,la pureté, la force, sommes toutes, l’essence de tout ce que l’on peut imaginer ; et l’amour en l’occurrence, réside dans sa genèse, son commencement. Or de nature changeante, parce que corruptible, a de manière sine-qua-none besoin du Paraclet pour toujours plaire à son Seigneur. Que Yéshua reste au contrôle de cette plateforme pour sa seule gloire ! Demeure à l’abri du Très-Haut !

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  3. Marzouk hamitouche

    L’amour de Dieu est vaste gloire à Dieu bénisse soit qui viennent de Dieu

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