Les Œcuméniques
Parution 2000
Éditeur Société Biblique Française
Traduction Equivalence dynamique
Lecture Débutant, enfant
Public Tout public
Confession Œcuménique
Source AT Biblia hebraica stuttgartensia 1967/77
Source NT Texte minoritaire
Deutérocanoniques Avec ou sans
Ordre des livres Protestant
Unités poids et mesures Modernes

Présentation

Le projet de cette bible est issu d’une initiative catholique, avec l’aide de l’alliance biblique universelle,

ce qui lui donne un caractère interconfessionnel.

La Bible Parole de Vie est le fruit d’un projet qui est né en Afrique de l’Ouest vers 1978, destiné à un public ne connaissant que très peu le français, mais tout en ayant les bases de la langue française.

 

Les traducteurs ont pour ce faire, utilisé le travail du linguiste Georges Guggenheim. C’est lui-même qui  entre 1947 et 1950, à la demande de l’Unesco, a fixé les limites de ce que l’on a appelé « le français fondamental », c’est-à-dire un ensemble de mots limités, de grammaire, de temps de la langue française.  Ce travail permet aux élèves d’avoir les notions de base pour des échanges indispensables dans le domaine de l’économie, culturel ou administratif. Cela convient très facilement aux personnes peu familières avec la langue française ou qui débutent dans son apprentissage.

 

Nous sommes donc très loin d’une traduction formelle ou littérale qui elle, vise à amener le lecteur le plus proche possible dans la langue source (hbr ou grec), mais avec l’emploi du français fondamental, on amène le texte source à la portée du lecteur en tenant compte de son contexte.

Le lecteur ne doit pas buter sur des mots ou des expressions qui ne font pas partie de son environnement.

Nous sommes à l’opposé d’une traduction telle que la Chouraqui.

 

L’éditeur nous en donne la présentation suivante :

« L’alliance biblique universelle croit que tout être humain à le droit de recevoir la Parole de Dieu.

Ceux qui ont rédigé les évangiles ont choisi d’écrire de façon très simple.

La Bible « Parole de Vie » essaie de suivre leur exemple.

Les traducteurs espèrent qu’à travers ces mots de tous les jours, chacun pourra entendre la parole de Dieu. Elle donne la vie. »

 

Le résultat de ce travail a été vérifié et approuvé par des spécialistes catholiques, évangéliques et protestants.

Description

La particularité du texte réside dans le nombre de mots utilisés, l’usage du français fondamental se limite à plus ou moins 3500 mots.

Le texte doit être fluide, les phrases sont relativement courtes et ne dépassent rarement les 15 mots, cela afin d’éviter les surcharges.

Tous les temps sont principalement réduits au présent, et parfois à l’imparfait.

Tous les poids et mesures sont convertis en unité moderne, pas d’euphémisme, de mots techniques.

Chaque livre dispose d’une courte introduction.

Une attention particulière est portée à la présentation du texte

Les chapitres sont introduits d’un titre et parfois de sous-titre.

On retrouvera quelques notes en bas de page, comme des renvois, des explications historiques ou des définitions, mais elles sont très courtes et peu fréquente.

Les traducteurs ont aussi mis l’accent pour que la lecture publique soit compréhensible et agréable.

La Bible Parole de Vie est une traduction œcuménique, elle est donc disponible sous deux formats, avec ou sans les livres deutérocanoniques.

L’ordre des livres pour la 1ère alliance suit la liste du canon protestant.

La traduction de l’AT a été réalisée à partir des textes originaux, à savoir Biblia Hebraïca Stuttgartensia ©1967, 1977

Le NT a été réalisé d’après les textes minoritaires, The Greek New Testament, 4ème édition,  ©1966, 1993

Remarques

Le Nom de Dieu, le Tétragramme (tétra =4, gram=lettres) est rendu par le Seigneur.

Vous ne trouvez jamais le verbe « ressuscité », les traducteurs ont opté pour le verbe « se réveiller », ce que la NBS a aussi adopté. Lc 24.34 : C’est bien vrai, le Seigneur s’est réveillé de la mort.

Avouons que PDV est  plus compréhensible que la NBS qui traduit par Le Seigneur s’est réellement réveillé.

Dans le vaste débat de la théorie du genre, la traduction n’a pas été épargnée, du coup l’Adam, premier être créé, qui d’après l’une des interprétations des sages d’Israël était androgyne (grec androgunos, andros=homme, gunès=femme) est traduit par :

Gen 1.26 : Alors Dieu crée les humains à son image : et ils sont vraiment à l’image de Dieu.
Il les crée homme et femme. PDV

La TOB et OSTY restent les plus proches de l’original traduisant ainsi :

Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa; Mâle et femelle, il les créa.

 

Une autre remarque qui me parait importante, et là où ça devient dangereux, c’est lorsque l’on ne respecte pas le sujet original, ce qui peut induire en erreur et tordre le sens des écritures.

Voici un exemple :

Genèse 3.15 : Voici ce que je décide : la femme et toi, vous deviendrez des ennemis.
Ceux qui naîtront d’elle et ceux qui naîtront de toi deviendront des ennemis.
Ceux qui naîtront d’elle t’écraseront à la tête, et toi, tu les blesseras au talon. »

La malédiction que Dieu adresse au serpent contient ce que nous appelons le protévangélique, l’espérance messianique,  c’est-à-dire la 1ère annonce de la rédemption par les souffrances d’un des descendants issus de la femme. Dans le texte original, c’est IL un pronom masculin, qui t’écrasera la tête. Une méthode d’exégèse juive que l’on appelle la Guématria ira jusqu’à relever la valeur numérique du mot NAHACH (serpent) et celle de MACHIAH sont identiques, c’est-à-dire 352.

L’interprétation qu’ils  donnent est : qui sera celui qui écrasera la tête du serpent ? Le Messie.

Or, nous savons le Jésus a accompli cette prophétie, par son incarnation, ses souffrances, sa mort, sa résurrection et son ascension. La mort par crucifixion est même indiquée, en effet le Messie devra être blessé au talon, l’endroit même où le clou est frappé pour attaché le crucifié sur la bois.

Les seules traductions ayant respectés l’usage du pronom « IL » sont Pierre de Beaumont, Henri MESCHONNIC, la Bible de Jérusalem, Maredsous, la Bible Juive complète, CHOURAQUI : Lui, il te visera la tête, et toi, tu lui viseras le talon.

Parole de Vie choisit de traduire  » Ceux qui naîtront d’elle t’écraseront à la tête, et toi, tu les blesseras au talon. » Nous pourrions donc comprendre qu’à un certain moment donné, à force de lutter et par leurs propres efforts, les humains qui naîtront d’Eve, réussiront et écraseront un jour la tête du serpent, s’affranchissant ainsi de la malédiction, ce n’est pas du tout ce que dit le texte. Vous comprendrez qu’il n’est plus ici question de l’espérance messianique, de la venue par l’incarnation du Sauveur Jésus qui nous délivrera de cette malédiction. La bible BAYARD a malheureusement aussi suivi aussi cette idée.

Autre exemple
Genèse 3.21 : Le SEIGNEUR Dieu fait des vêtements en peau d’animal pour l’homme et la femme, et il les habille de cette façon. Nulle part dans le texte original vous voyez qu’il s’agit de peau provenant d’un animal. D’ajouter cet adjectif à « peau » conditionne le lecteur, influence sa façon de lire, et restreint considérablement l’interprétation la limitant au sens simple. Or, rien dans le texte ne le précise, si ce n’est qu’il leur fit des habits de peau. L’hébreu joue sur ce mot « OR » qui signifie « lumière » ou bien « peau ». Rien que sur ce mot, il y a au moins 3 interprétations à ce verset. Voir l’article Genèse 3.21

Nombres 11.31 : Le SEIGNEUR envoie un vent qui souffle de la mer. Ce vent amène des cailles et il les fait tomber sur le camp. Il y en a tout autour du camp, sur une distance d’une journée de marche. Ces oiseaux couvrent le sol sur un mètre d’épaisseur environ. J’imagine, tout en lisant ce passage, comme la plupart des lecteurs, que les cailles s’étaient entassées sur 1 mètre d’épaisseur et sur une distance d’une journée de marche qui équivaut à 40-60km. Vous imaginez la scène ? Et bien non, là encore, la traduction joue un mauvais tour. La plupart des commentaires précise que les cailles volaient jusqu’à 1m au dessus du sol, ce qui permettait aux Israélites de ne pas avoir à se baisser pour les ramasser. En cela, je n’amoindris point le miracle des cailles, envoyées à profusion par Dieu pour nourrir son peuple au-delà même de ce qu’ils auraient besoin.

Esaïe 14.12 : Comment est-ce possible ? Toi, l’étoile brillante du matin, tu es tombée du ciel !

Le  grec du Nouveau Testament utilise plusieurs expressions traduites par « étoile du matin » (phasphoros) et attribuées à Jésus-Christ (Apocalypse 22 :16, 2 Pierre 1 :19). Selon la prophétie que donna Balaam,  un Roi issus la dynastie de David, qui sera le Messie ou le Christ qui devait sortir d’Israël, est symbolisé comme étant une « étoile « ou « astre » (kohkav) dans Nombres 24 :17. La Vulgate traduit par Lucifer  » Celui qui porte la lumière« . Cette confusion aurait pu être évitée en respectant Helel ben Shahar, qui signifie « celui qui brille, le fils de l’aurore ».

Actes 3.19 contient deux verbes parmi les plus important du lexique du NT, à savoir « Metanoïa » et  « Epistrofeo », le plus souvent traduit par repentez-vous et convertissez-vous.

PDV choisit Changez donc votre vie et revenez vers Dieu, pour qu’il efface vos péchés.

Le passage de Galates 5.19 qui parle des œuvres de la chair est ainsi traduit
Ce que les désirs mauvais produisent, on le voit bien :
ils mènent une vie immorale et mauvaise,
ils se conduisent n’importe comment.
Ils adorent les faux dieux, ils pratiquent la sorcellerie.
Ils détestent les autres, ils se disputent, ils sont jaloux.
Ils se mettent en colère, ils cherchent à passer devant tout le monde,
ils se divisent en partis et en groupes opposés.
Ils veulent ce que les autres possèdent, ils boivent trop, ils mangent trop
et ils font encore bien d’autres choses semblables.
Je vous avertis et je l’ai déjà dit : ceux qui font ces choses-là
n’auront pas de place dans le Royaume de Dieu.

Rares sont les bibles qui traduisent Actes 20.7 par le samedi soir, nous sommes réunis pour partager le pain. Le plus couramment, les bibles disent le premier jour de la semaine ou le dimanche, or là nous sommes dans la juste interprétation.

La définition de la foi selon Hébreux 11.1 : Croire en Dieu, c’est une façon de posséder déjà les biens qu’on espère,  c’est être persuadé que les choses qu’on ne voit pas existent vraiment.

Jean 10.12: le Mercenaire  devient « Celui qui n’est pas le berger travaille seulement pour de l’argent »