C’est le tube du moment. Tout le monde danse, tout le monde chante, on essaie de se distraire plutôt que de penser au Covid et aux contraintes du masque.
Jerusalema, un titre qui peut paraître provocateur mais chantez-le sur un rythme africain et ça passera tout seul. Quand je me suis penché sur les paroles, j’ai été interpellé et j’ai tout de suite pensé au Psaume 87. Jérusalem, la ville du grand Roi, où Dieu a choisi de siéger. Jérusalem est devenue une pierre pesante pour toutes les nations, elle divise et elle rassemble.

Mais voyons d’abord les paroles de la chanson en français de ce tube planétaire :

Jérusalem est ma maison
Protège moi / Marche avec moi
Ne me laisse pas ici

Je n’ai pas ma place ici / Mon royaume n’est pas ici

Ce qui me surprend en premier, c’est que le monde entier chante et danse, sans le savoir pour nombre d’entre eux, une espérance messianique. Et c’est clairement exprimé dans les paroles « mon royaume n’est pas ici » , mais dans la Jérusalem céleste.

La chanson Jerusalema est composée et écrite par Nomcebo Zikode à la fin 2019 ; la compositrice conçoit cette chanson comme une prière et comme une espérance au milieu des temps troublés. Écrites dans un contexte de pandémie mondiale du coronavirus en décembre 2019, les paroles de ce single sonnent comme une prière de demande de protection à Dieu et une évocation à la Jérusalem céleste.

L’auteure et interprète s’appelle Nomcebo Zikode, 26 ans, de nationalité sud-africaine. « J’étais dans un état de choc et de peur. Je pensais que Dieu me punissait pour mes péchés. Dans cette chanson, je lui demande de me pardonner et de me protéger », a-t-elle confié à la presse sud-africaine.

Le succès est tel qu’un challenge s’est organisé sur le tube se portant sur une chorégraphie.

« La chanson est passée à un niveau supérieur parce que maintenant on connaît la chanson, elle est partout dans le monde. La danse Jerusalema est en train de conquérir le monde« , se réjouit Master KG.

Pour revenir au psaume 87, la finale nous dit :
Et ceux qui chantent et ceux qui dansent s’écrient : Toutes mes sources sont en toi.

Mais le début du psaume est tout aussi surprenant :
L’Éternel aime les portes de Sion Plus que toutes les demeures de Jacob.
3 Des choses glorieuses ont été dites sur toi, Ville de Dieu ! – Pause.
4 Je proclame l’Égypte et Babylone parmi ceux qui me connaissent ;

Voici, le pays des Philistins, Tyr, avec l’Éthiopie : C’est dans Sion qu’ils sont nés.
5 Et de Sion il est dit : Tous y sont nés, Et c’est le Très-Haut qui l’affermit.
6 L’Éternel compte en inscrivant les peuples : C’est là qu’ils sont nés. – Pause.

Qu’est-ce à dire, que tous ceux qui chantent ce tube et qui dansent dessus ne font qu’accomplir ce psaume. Toutes les nations sont issues de Sion, la cité de Dieu. Le monde entier reconnait Jérusalem comme la cité de Dieu. En cette fin de mois de septembre, Roch Hachana marque le début de l’année juive et annonce les trois fêtes d’automne, dont une fête majeure qui concernera l’ensemble des nations – La Fête de Sukkoth ou des tabernacles. Zacharie nous dit qu’au temps messianique, toutes les nations viendront adorer le Dieu d’Israël à Jérusalem (Zach 14.16).

Je crois qu’en ces temps troublés, cette chanson est porteuse d’espérance et a quelque chose de prophétique, et ça, à qui veut l’entendre bien-sûr !