25 octobre 2026
Alexandre Nanot

Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ?

Par Paul Ghennassia

C’est une conversation intéressante entre deux fils d’Israël que nous rapporte la Bible. Ce dialogue concerne le Messie et, 20 siècles plus tard, il concerne aussi notre génération. Lisez donc dans la seconde partie de la Bible : « Philippe rencontra Nathanaël et lui dit : Nous avons trouvé CELUI de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Yeshoua Anostri (Jésus de Nazareth), fils de Joseph. Nathanaël lui dit : Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ? Alors Philippe lui répondit : viens et vois ! » (Jean 1:45-46)

À cette époque, le petit pays d’Israël était occupé depuis longtemps par la puissance romaine. La vie spirituelle du peuple s’était cristallisée autour du temple à Jérusalem, ce temple superbe où chaque année la foule des pèlerins venait de très loin apporter à l’Éternel son hommage et ses sacrifices. Depuis quelque temps, une nouvelle étonnante se répandait partout ; un prophète de Galilée, plus précisément de Nazareth, parcourait le pays, en prêchant avec conviction et autorité, disant : « Le temps est accompli, le royaume de Dieu est proche, repentez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. » (Marc 1:15)
Sa parole s’accompagnait de signes et miracles, de prodiges étonnants, de changements de vies chez beaucoup de personnes et même les démons étaient chassés en Son Nom. Il s’ensuivait des discussions passionnées, ceux qui le voyaient et l’entendaient, essayaient de déterminer si oui ou non, il était le Messie annoncé par les Écritures.

« Des gens de la foule entendant ses paroles disaient : celui-ci est vraiment Le Prophète » (c’est-à-dire l’envoyé spécial dont Moïse a annoncé la venue en Deutéronome 18-15), d’autres disaient : Est-ce bien de la Galilée que doit venir le Messie ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la postérité de David et du village de Bethléem où était David que le Messie doit venir ? » (Jean 7:41-43)

Philippe et Nathanaël, dont nous avons rapporté au début la conversation, sont eux-mêmes divisés sur ce sujet si important. Philippe affirme avoir trouvé CELUI de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, tandis que Nathanaël, très prudent, se réfugie derrière la vieille expression hébraïque d’alors : « Rien de bon ne vient de Galil Agoyim, c’est-à-dire la Galilée des Gentils ».
Alors, pense-t-il encore moins de Nazareth, cette petite bourgade insignifiante de la Galilée ! Même au Sanhédrin, les chefs religieux sont divisés à cause de ce prophète nazaréen. On a même tenté de l’arrêter, le faire saisir par les huissiers ou gardes du temple et voici que ceux-ci reviennent les mains vides et disent : « Jamais un homme n’a parlé comme cet homme ! ». Alors la suite mémorable de ce débat au Sanhédrin nous est rapportée dans Jean 7:47-52 en ces termes : « Les pharisiens leur répliquèrent : Est-ce que vous aussi vous avez été séduits ? Y a-t-il quelqu’un des chefs ou des pharisiens qui ait cru en lui ? Mais cette foule qui ne connaît pas la loi, ce sont des maudits ! » Nicodème, qui était venu de nuit vers Jésus, et qui était l’un d’entre eux, leur dit : Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu’on l’entende et qu’on sache ce qu’il a fait ? Ils lui répondirent : Es-tu aussi Galiléen ? Examine, et tu verras que de la Galilée il ne sort pas de prophète ». 

Ces différentes réponses contradictoires et souvent erronées nous font sentir et voir, Bible en main, même 20 siècles plus tard, combien ces chefs religieux connaissaient peu les Écritures et vraiment leur enquête sur Yeshoua n’a pas été conduite selon la justice, ce que d’ailleurs leur reproche Nicodème (docteur de la loi). Tout cela a faussé l’enseignement et la foi du peuple d’Israël jusqu’à ce jour, hélas !
Eh bien ! amis lecteurs, examinons l’Écriture, comme le demandent les chefs religieux du Sanhédrin et nous allons nous rendre compte à quel point ils se trompaient car Yeshoua est vraiment le Messie annoncé par les Écritures. D’abord, ils ont prétendu que de la Galilée, il ne sort pas de prophète ! 

Première erreur, car Jonas, prophète connu, est né à Gath Hepher (2 Rois 14:25), à environ 6 km de Nazareth, et comme pour contredire de telles affirmations après la dispersion provoquée par la destruction du temple en 70, la Galilée est devenue le refuge de nombreux foyers spirituels animés par des rabbins célèbres et plusieurs endroits de Galilée près du lac de Quinereth ou lac de Tibériade, en ont gardé jusqu’à ce jour le souvenir et le renom. Mais la Bible, le Tanah », affirme que c’est justement de la Galilée (Galil H’agoyim) que doit se lever «  une grande lumière ». 

Lisons ce texte du prophète Isaïe 8:23 : « Mais les ténèbres ne règneront pas toujours sur la terre où il y a maintenant des angoisses. Si les temps passés ont couvert d’opprobre le pays de Zabulon et le pays de Nephtali, les temps à venir couvriront de gloire la contrée voisine de la mer, au-delà du Jourdain (c’est-à-dire le lac de Tibériade), le territoire des gentils (Galil H’agoyim). Le peuple qui marchait dans les ténèbres voit une grande lumière, sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre de la mort une lumière resplendit. » (Isaïe 9:7).
Cette lumière, c’est incontestablement Yeshoua qui, durant toute sa jeunesse, a vécu à Nazareth. Quand il commence à l’âge de 30 ans son ministère messianique, c’est en Galilée qu’il fait le plus grand nombre de miracles, montrant la puissance de Dieu et révélant qu’il est le Messie d’Israël.

La seconde erreur des chefs religieux du Sanhédrin fut surtout de manquer de renseignements exacts. S’ils avaient sérieusement fait une enquête minutieuse sur Yeshoua, ils auraient découvert que 30 années auparavant, à la suite d’un édit de César ordonnant un recensement, un jeune couple juif, Yoseph et Myriam qui habitaient Nazareth, tous deux de la postérité de David, ont dû se rendre à Bethléem, berceau familial, pour y être recensés. Myriam qui était au terme d’une grossesse a dû accoucher dans une crèche à bestiaux parce qu’il n’y avait de place à l’hôtellerie. Cette naissance était annoncée par le prophète Michée en ces termes : « Et toi, Bethléem Ephrata, petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi Celui qui dominera sur Israël, et dont les activités remontent aux temps anciens, aux jours de l’éternité. C’est pourquoi il les livrera jusqu’au temps où enfantera celle qui doit enfanter, et le reste de ses frères reviendra auprès des enfants d’Israël ». (Michée 5:1-2)

Au cours de leur enquête, ils auraient aussi appris, ces chefs religieux du Sanhédrin, que ce couple Yoseph et Myriam, quoique habitant Nazareth, étaient d’authentiques descendants de la tribu royale de David et leurs généalogies, que rapportent Matthieu 1:1 à 17 et Luc 3:23 à 38, pouvaient très facilement être vérifiées. Même leur présence de nouveau à Nazareth, après la naissance de Yeshoua, pouvait être justifiée par l’Écriture, car Isaïe 11:1 à 2 annonçait prophétiquement : « Un rameau sorti du tronc d’Isaïe (c’est-à-dire le père de David donc un rameau davidique) et un rejeton naîtra de ses racines ». Le mot rejeton en hébreu se dit « netzer » d’où est sorti « Nazareth » ; c’est pourquoi Matthieu 2:23 nous dit « Yeshoua demeurait dans une ville appelée Nazareth afin que s’accomplisse ce qui avait été prédit par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen ».

Enfin, au terme de leur enquête, se penchant sur les Écritures, ces chefs religieux du Sanhédrin auraient pu comparer les conditions exceptionnelles qui se sont produites dans le mariage de Yossef et Myriam, les conditions surnaturelles de cette grossesse avant même qu’ils aient habité ensemble, avec ce que le prophète Isaïe avait annoncé en ces termes : « Écoutez donc, maison de David, est-ce trop peu pour vous de lasser la patience des hommes pour que vous lassiez aussi celle de mon Dieu ? C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe (en hébreu « Ot (אוֹת) », signifie « un miracle »). Voici, la vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils et lui donnera le nom d’Immanou-el (ce qui signifie « Dieu avec nous »). (Isaïe 7:13 à 14)

Amis lecteurs, examinez donc vous aussi la réalité de ces choses ! Vérifiez vous-mêmes dans votre Bible et vous verrez combien ces chefs religieux se sont trompés et nous ont trompés, au point que notre peuple d’Israël est passé à côté de la vérité, ignore son Messie, ne connaît pas tous les trésors divins que le Messie nous a pourtant apportés et dont nous aurions dû être les premiers bénéficiaires ! Nous pouvons affirmer, pour l’avoir expérimenté nous-mêmes que Yeshoua le Messie d’Israël et le Sauveur du monde apporte à ceux qui croient en lui, la paix, le salut, la délivrance et la guérison. Il apporte aussi et surtout le pardon total de tous nos péchés par son sang précieux, avec la certitude bénie de la vie éternelle en nous réconciliant avec Dieu que nous avons tellement offensé.

Bible en main, nous affirmons que toute la souffrance d’Israël au cours des siècles, provient de cette tragique erreur. Mais chacun peut individuellement remettre la vérité en place. Faites-le, amis lecteurs ! Examinez et contrôlez vous-mêmes les parallèles extraordinaires de l’Ancienne et Nouvelle Alliance (c’est-à-dire la Bible), puis priez et demandez à Dieu de vous éclairer. Il est certain que vous ne tarderez pas à affirmer bientôt avec joie, comme Philippe : « Nous avons trouvé CELUI de qui Moïse a écrit, dont les prophètes ont parlé : YESHOUA LE MESSIE, mon Sauveur ! ».

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