« Celui-ci dira : “Je suis à l’Éternel” ; celui-là se réclamera du nom de Jacob ; cet autre écrira de sa main à l’Éternel et prononcera avec amour le nom d’Israël. » (Isaïe 44:5)
Il y a quatre-vingt-huit ans, le 29 août 1897, Théodore Herzl posait les bases du sionisme (retour à Sion), au cours d’un grand congrès à Bâle, en Suisse. Le 3 septembre 1897, il écrivait dans son journal : « Si je devais résumer le congrès en un mot, ce serait celui-ci : à Bâle, j’ai fondé l’État juif. Si je disais cela tout haut aujourd’hui, je serais reçu par un éclat de rire universel. Dans cinq ans peut-être, dans cinquante ans sûrement, chacun s’en rendra compte ! »
Effectivement, cinquante ans plus tard, le 29 novembre 1947, les Nations unies votaient la partition de la Palestine, reconnaissant à Israël le droit de retrouver sa patrie. Six mois plus tard, le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclamait solennellement la création de l’État d’Israël !
Si, à notre époque, Théodore Herzl avait pu voir, au même endroit, à Bâle, ce « Congrès chrétien sioniste international », qui s’est tenu du 27 au 29 août 1985, il aurait été fortement étonné et certainement heureux !
Organisé par l’« Ambassade chrétienne internationale de Jérusalem », ce congrès réunissait cinq cent quatre-vingt-neuf délégués venus de vingt-sept pays, notamment des États-Unis, du Canada, d’Israël, de Grande-Bretagne, d’Allemagne (RFA), de France, d’Australie, du Brésil, des Pays-Bas et de Suisse, mais aussi de plusieurs pays africains (Nigeria, Gabon, Côte d’Ivoire, Zaïre), ainsi que de Taïwan.
Plusieurs observateurs juifs étaient venus d’Israël : MM. Moshé Sharon, Bernard Reznikoff, Harry Hurwitz, Shmuel Katz et Avraham Shiffrin, entre autres. L’ambassadeur d’Israël en Suisse était également présent. Le Premier ministre israélien, Shimon Peres, avait envoyé un message de félicitations, tandis que l’ancien Premier ministre, Menahem Begin, adressait le message de soutien suivant : « Continuez votre bon travail, défendez toujours Israël. Nous savons par les Livres saints qu’une cause juste doit toujours triompher ! »
De nombreux orateurs juifs ou chrétiens se sont succédé à la tribune pour exprimer leur désir de voir se resserrer les liens familiaux entre Juifs et chrétiens.
Nous avons appris qu’en juillet 1980, au moment où le Parlement israélien déclarait que Jérusalem était la capitale indivisible et éternelle de l’État d’Israël, les ambassades de grandes nations avaient immédiatement fermé leurs portes et quitté Jérusalem. Mais, au même moment, en réaction à cette décision et en signe de désapprobation à l’égard de leurs gouvernements, un millier de chrétiens de vingt-trois nations différentes décidèrent de créer une « Ambassade chrétienne internationale » à Jérusalem, résolument rangée aux côtés d’Israël et qui représente aujourd’hui cinquante millions d’adhérents dans le monde.
L’un des orateurs américains, le pasteur David Lewis, des Assemblées de Dieu, titulaire d’un doctorat du Collège biblique de Springfield, au Missouri, dénonça le courant antisémite qui s’était insidieusement développé dans l’Église, même dans les milieux fondamentalistes et évangéliques, ainsi que cette étrange tendance à rendre tous les Juifs responsables de la mort de Jésus.
« Quelqu’un oserait-il nier que l’Église, malheureusement, a une part de responsabilité dans le climat moral qui a permis à Hitler de commettre ses crimes contre les Juifs ? » s’écria-t-il !
L’un des orateurs souligna le rôle important du pasteur William H. Hechler qui, dès 1896, alors qu’il était déjà un sioniste convaincu, aida Théodore Herzl à prendre conscience du rôle prophétique qu’il devait remplir dans l’Histoire et l’encouragea en restant fidèlement à ses côtés.
Un homme d’affaires chrétien des Pays-Bas, M. Karel Van Oordt, qui travaillait depuis longtemps à l’importation de produits chimiques d’Israël vers l’Europe, proposa la création d’un fonds spécial de cent millions de dollars pour financer une compagnie dont le siège serait à Bâle. Cette somme serait investie dans des projets industriels, dans le développement des exportations d’Israël vers l’Europe et dans des projets de construction en faveur des nouveaux immigrants, principalement ceux venant d’URSS.
Une information accompagnée d’une invitation fut communiquée aux congressistes. Le 15 septembre aurait lieu à Nuremberg, en Allemagne, un défilé de dix mille participants. C’est là même que, cinquante ans auparavant, des nazis avaient défilé avec des croix gammées. Cette fois, des participants juifs et chrétiens défileraient avec des drapeaux israéliens.
Au cours de l’une des soirées, le film Portes d’airain, décrivant les souffrances des « refuzniks » en URSS, fut présenté en première mondiale. Au cours du congrès, quatorze résolutions furent adoptées. Elles définissaient les relations à venir avec le peuple et le pays d’Israël, encourageaient les Juifs du monde entier à venir vivre dans leur pays, appelaient l’Espagne, l’URSS et le Vatican à reconnaître Israël et invitaient enfin les Nations à comprendre que la Judée-Samarie fait partie intégrante d’Israël, selon les droits bibliques et les lois internationales.
En ce qui concerne l’attitude des chrétiens, l’un des orateurs, citant Karl Barth, le célèbre théologien protestant suisse, rappela que « pour l’Église issue d’Israël, il est dangereux de scier la branche sur laquelle elle se trouve ». Il faisait ainsi allusion à l’olivier d’Israël sur lequel l’Église a été greffée, comme l’affirme l’apôtre Paul dans l’épître aux Romains. (11:17-24)
Avec d’autres Juifs messianiques venus comme observateurs de différents pays (Finlande, Israël, États-Unis, Suisse), le signataire de cet article exprime le vœu que toute l’Église retrouve bientôt ses racines juives, afin de mieux faire découvrir son Messie, qui vient bientôt !
En conclusion, rejoignant les propos du dernier orateur de ce congrès, le pasteur David Pawson, nous affirmons que Dieu s’est servi d’un homme providentiel — et même de deux, car il ne faut pas oublier William Hechler, dont nous avons évoqué le rôle prophétique — pour préparer le retour de son peuple, Israël, dans son pays.
Cependant, il ne faut pas oublier un autre personnage dont toute la Bible parle, lui qui est « plus grand que tous », né providentiellement à Bethléem, en Israël, de la tribu de Juda, conformément à ce qu’avaient annoncé les prophètes : Yéshoua (Jésus), le Messie, qui est venu SAUVER les êtres humains de leurs péchés, en payant le prix de leur RACHAT avec SON SANG, et qui bientôt REVIENDRA comme SEIGNEUR ET ROI à Jérusalem !!!



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