par Paul GHENNASSIA
TMPI n° 96 – 1989
La parabole dite « du fils prodigue », bien qu’elle concerne deux fils, a bien souvent servi de thème de prédications dans les Assemblées ou Communautés Évangéliques, pour y mettre en parallèle l’état du fils prodigue qui s’éloigne de son père, et l’homme pécheur s’éloignant de Dieu ! Cependant, il semble bien que son message ait aussi une portée prophétique très importante, à cause de certaines ressemblances avec les événements qui se sont succédé depuis vingt siècles dans l’histoire d’Israël comme dans celle de l’Église ! De plus en plus, avec les événements qui se déroulent sous nos yeux, nous nous apercevons que la Prophétie devient Histoire. Aussi de nombreux lecteurs et croyants de la Bible, en l’étudiant, réalisent combien ces événements politiques et religieux se produisant depuis le rétablissement d’Israël dans son pays en 1948, ont un sens dans le contexte de l’histoire des peuples, soulignant de plus en plus le message prophétique annonçant le retour prochain du Messie Yéshoua que les nations appellent Jésus-Christ.
Depuis le 5 juin 1967, les événements se sont précipités : Israël a retrouvé sa capitale, Jérusalem, et une grande partie des territoires que Dieu lui avait donnés selon la Bible, et voici que, à la veille du retour du Messie, les deux « fils », Israël et l’Église, se retrouvent face à face : quel sera le comportement d’Israël dans son retour vers le « Père », mais aussi, quelle sera l’attitude de l’Église devant le retour du fils prodigue ?
Étudions cette parabole dans son contexte prophétique ; elle est pleine d’enseignements, mais elle met aussi en évidence notre responsabilité devant Dieu !
Un homme avait deux fils
C’est ainsi que la Parabole commence !… Et cet homme, ce « Père », c’est l’Éternel appelé ainsi par Israël et l’Église, et c’est là déjà leur point commun : « AVINOU SHEBASHAMAÏM », disent les Juifs dans la prière, et la même expression se retrouve dans la prière des chrétiens, « Notre Père qui est aux Cieux ». Les deux sont fils d’un même Père, puisque issus du même arbre spirituel dont la Bible parle, l’olivier. L’Apôtre Paul explique très clairement, et c’est dommage que beaucoup de chrétiens l’aient oublié ou n’y fassent point attention, que l’olivier franc (ou véritable), c’est le peuple d’Israël, tandis que l’olivier sauvage (le non juif de l’Église) a été « enté » (ou greffé) sur l’olivier franc.
Avant de lire ce texte dans l’épître aux Romains, remarquons d’abord que le blason actuel d’Israël représente un chandelier (image du Messie, lumière du monde, au pied duquel se retrouvent entrelacées les deux branches de l’olivier, l’olivier franc (Israël) et l’olivier sauvage greffé sur le premier (l’Église). N’est-ce pas un signe prophétique extraordinaire ? Et, maintenant, écoutons ce que dit Paul, sous l’inspiration Divine, en parlant de ces deux branches de l’olivier :
17 Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, et si toi, étant un olivier sauvage, tu as été greffé parmi elles, et si tu as eu part à la richesse de la racine de l’olivier,
18 ne te glorifie pas contre les branches, mais comprends bien que ce n’est pas toi qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte.
19 Tu diras sans doute : Des branches ont été retranchées afin que moi je sois greffé.
20 C’est juste ! C’est par leur incrédulité qu’elles ont été retranchées, et toi, c’est par la foi que tu tiens. Ne t’enorgueillis pas, mais crains.
21 Car si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, il ne t’épargnera pas non plus.
22 Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : sévérité envers ceux qui sont tombés, et pour toi bonté de Dieu, si tu demeures dans cette bonté ; autrement tu seras retranché toi aussi.
23 Quant à eux, s’ils ne persistent pas dans l’incrédulité, ils seront greffés ; car Dieu est capable de les greffer de nouveau
24 Car si toi, tu as été retranché de l’olivier sauvage auquel par nature tu appartenais, et si tu as été greffé contre nature sur un olivier franc, à combien plus forte raison, ceux-ci seront-ils greffés selon leur nature sur leur propre olivier. (Romains 11:17 à 24)
Quel passage extraordinaire, mais aussi quel avertissement pour Israël comme pour l’Église ! Pour avoir oublié cela ou avoir voulu l’ignorer, les deux ont connu des expériences douloureuses dont les fruits amers ont provoqué beaucoup de souffrances et de tragédies, d’abord pour le peuple d’Israël, puis pour l’Église qui, dans ses errements et son animosité envers son frère Juif, en est arrivée à l’incohérence où elle se trouve aujourd’hui, ayant prétendu longtemps avoir remplacé Israël ! On comprend que la prétendue Église d’aujourd’hui (dite Officielle) n’accepte pas de reconnaître l’État d’Israël reconstitué par la volonté de Dieu, affirmant imperturbablement que « le retour d’Israël en Palestine n’a aucun rapport avec la prophétie biblique ». Relisons avec beaucoup d’attention, amis lecteurs, le passage ci-dessus concernant l’olivier et… craignons d’être retranchés pour avoir refusé de croire ce que Dieu affirme au sujet d’Israël !
Deux fils
Dans le sens prophétique, il semble qu’Israël soit typifié par le « fils prodigue », tandis que l’Église représente celui qui est resté avec le « Père » !… Très logiquement, vous ferez la remarque que ce serait plutôt l’inverse, puisqu’ Israël a existé avant l’Église, mais sur le plan prophétique, Israël a perdu comme Éssav (Ésaü) son droit d’aînesse !… non pour un plat de lentilles, mais par désobéissance et incrédulité, tandis que l’Église, au début du Christianisme, prenait comme Jacob et par la foi ce droit d’aînesse !
N’oublions pas que par avance l’Éternel avait désigné prophétiquement deux postérités à Abraham quand Il lui dit : Je multiplierai ta postérité comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer… Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité. (Genèse 22:17-18) Israël étant le peuple terrestre (le sable) et l’Église le peuple céleste (les étoiles) ; et ce qui est céleste dans l’Écriture vient en première place, tandis que le terrestre passe à la seconde. Ainsi, spirituellement, Israël est devenu le fils cadet dont l’éloignement, mais aussi le retour, sont si pleins de ressemblance avec la parabole citée et dont l’histoire tragique n’a pas fini d’étonner le monde !… Par contre, le fils aîné apparemment obéissant, nous montre son comportement et ses réactions au moment où le fils prodigue « Israël » réapparaît, une étrange ressemblance avec l’Église depuis vingt siècles !
Le « fils prodigue », c’est Israël dont la douloureuse tragédie est si semblable à l’histoire du fils, décrite dans cette parabole. Comparons les similitudes des deux situations.
Donne-moi la part de bien qui doit me revenir
Telle est la demande du fils à son père. La part qui revient à Israël, parce que Dieu la lui a donnée, la voici énumérée par l’Apôtre Paul :
3 Car je souhaiterais être moi-même anathème, séparé du Christ, pour mes frères, mes parents selon la chair,
4 eux qui sont Israélites, à qui appartiennent l’adoption filiale, la gloire, les alliances, le don de la Torah, le culte et les promesses,
5 à qui sont les Patriarches, et dont est issu, selon la chair, le Christ qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen ! (Romains 9:4 à 5)
Quel héritage fabuleux que celui d’Israël…, mais son « joyau » le plus précieux, annoncé et proclamé par tous les prophètes de l’Ancien Testament…, c’était YESHOUA, le Messie (que les nations appellent Jésus-Christ), lequel a dit à une Samaritaine, cette phrase lapidaire que beaucoup de chrétiens (et aussi de Juifs) n’ont pas comprise : Le salut vient des Juifs ! (Jean 4: 22). Mais oui, ce « salut » qui vient des Juifs, c’est Jésus ; d’ailleurs son nom hébreu YESHOUA signifie « Salut » ou « Dieu sauve ». Il est celui qui devait sauver Israël et le monde, Il devait sortir d’Israël et de la tribu même de Juda…, ce qui s’est produit très exactement !… Les prophètes dans l’Ancien Testament ont annoncé : Sa naissance d’une vierge (Isaïe 7:14), le lieu de cette naissance (Michée 5:1), le pays où Il grandirait avant de commencer Son ministère messianique (Isaïe 8:23, 9:1), Sa divinité (Isaïe 9:5), Son ministère de salut et Son œuvre expiatoire pour le salut des hommes pécheurs (Isaïe 53 entier), ce qui devait Le conduire à la mort, la crucifixion par les Romains (et cela est aussi décrit dans le Psaume 22:2, 7 à 9, 13 à 19) et cela afin de « racheter par Son sang » Israël et toutes les créatures, malheureusement sous la condamnation car, dit l’Écriture : Le salaire du péché, c’est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie Éternelle en Yéshoua notre Messie, notre Seigneur. (Romains 6:23)
Remarquons que le fils réclame la part de bien qui doit lui revenir !… Mais l’usage qu’il en fait est tout autre que celui qu’aurait désiré le Père !… En effet, non seulement une grande partie d’Israël n’a pas compris le plan de Dieu et le but de cet héritage dont le point central est Yéshoua, mais encore, les chefs religieux d’Israël avaient complètement faussé la pensée universaliste du message qui leur avait été confié par Dieu !… Enfermés dans une prison de traditions humaines (lisez Marc 7:6 à 9), ils avaient peu à peu oublié la vraie espérance messianique des prophètes de la Bible !… Quelle douleur dans le reproche de YESHOUA, pleurant sur Jérusalem :
37 Jérusalem, Jérusalem, celle qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés ! Combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu.
38 Voici, votre maison vous est laissée déserte.
39 Car je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu’à ce que vous disiez : Il est béni Celui qui vient au Nom du Seigneur ! (Barouh haba beshem adonaï) (Matthieu 23:37-39)
YESHOUA était venu apporter le SALUT à Israël et aussi à toutes les Nations de la terre. Si les chefs religieux avaient examiné les écrits des prophètes, ils auraient vu qu’Israël devait devenir le tremplin de la « bonne nouvelle » en vue de la rédemption du monde entier !
Tant que le « Fils prodigue » est chez son « Père », il est bénéficiaire de tout ce que fait ou possède celui-ci, mais à partir du moment où il réclame et prend ce qu’il croit lui appartenir, tout perd sa valeur initiale, tout est dilapidé inutilement ! Voilà où en est la religion du Judaïsme jusqu’à aujourd’hui ; la vie débordante et pleine de contacts, avec Dieu et avec les hommes, des prophètes ou hommes de Dieu de la Bible autrefois s’est transformée en une routine rituelle et traditionnelle sans vie, où l’on a remplacé, peu à peu, « ce que Dieu dit » par « les rabbis du Talmud ont dit » ! Enfermés dans ces conceptions erronées tellement loin de la pensée de la Bible, nous en étions arrivés à oublier que nous étions pourtant le peuple chargé d’apporter aux nations la « Bonne Nouvelle » d’un Dieu qui les aime, et veut les sauver !
L’histoire de Jonas n’est-elle pas un avertissement dont nous aurions dû tenir compte : Jonas ne voulait pas aller vers les Ninivites (tous des païens pour lesquels il ne se sentait pas concerné), préférant aller à Tarsis (le lieu de son choix et de ses préférences personnelles)… Le résultat en fut la tempête (tragédie de la dispersion d’Israël) et sa souffrance dans le ventre du poisson (avalé par les nations où Israël a été humilié, persécuté, victime des pogromes antisémites, etc…) et cela jusqu’au jour où, sur l’ordre de Dieu, le poisson a « rendu » son captif, lequel de retour au pays (Israël possède à nouveau son pays) est enfin décidé à reprendre la vraie direction (prophétiquement, nous en sommes là)… Israël a-t-il compris sa vraie vocation ? Acceptera-t-il d’obéir à son « Père », même s’Il l’envoie vers les nations (les Goïm) ? L’Écriture dit que c’est ainsi qu’Israël fera… mais seulement à son retour vers SON MESSIE et SON SEIGNEUR, ce qui certainement se produira… car le temps est proche… la PROPHÉTIE est en train de rejoindre l’HISTOIRE… Israël n’est-il pas de retour à la maison de son Père (le pays d’Israël lui a été rendu) !
Ayant tout ramassé… il partit pour un pays éloigné… il dissipa son bien… lorsqu’il eut tout dépensé… une grande famine survint…
Par notre éloignement de la volonté Divine, les valeurs morales et spirituelles que possédait Israël et que les prophètes avaient transmises se sont, hélas, transformées et édulcorées en gestes et actions qui ont perdu leur sens, en traditions superstitieuses d’où la vie et le souffle de l’Esprit de Dieu s’est retiré ; loin de la « foi véritable » au Messie qui est réellement ce Jésus dont nous ne voulions pas entendre parler, nous avons ainsi dilapidé notre capital et… comme le dit si justement le prophète Ézéchiel…, il ne reste plus qu’une « vallée remplie d’ossements » d’où s’élève ce cri déchirant… : Nos os sont desséchés, notre espérance est détruite, nous sommes perdus ! (Ézéchiel 37:11)
Il commença à se trouver dans le besoin… obligé de se nourrir de caroubes
La souffrance d’Israël, notre peuple, a été grande… Dans l’histoire des nations, jamais aucun peuple n’a connu une tragédie semblable à celle du peuple juif ! Le drame affreux de « l’Holocauste », provoqué par la folie meurtrière d’Hitler et la coupable indifférence des nations, a marqué notre peuple au plus profond de sa chair ! Même après le retour au pays, la vie de la nation d’Israël a été et continue d’être très difficile !
Il a bien fallu se contenter des caroubes… que les nations voulaient bien lui laisser… Mais tout cela contribue à créer dans notre peuple un autre état d’esprit, qui bientôt sera l’Esprit de repentance que les prophètes appelaient de tous leurs vœux sur notre peuple ! Déjà, s’amorce au milieu d’Israël le processus du « Grand Retour à Dieu » et la préparation pour reconnaître enfin le Messie, rejeté autrefois !
Étant rentré en lui-même
Il n’y a de possibilité de retour à Dieu que dans la repentance, et la repentance, c’est de reconnaître ses péchés et comprendre le besoin d’en être délivré, c’est enfin… ressentir profondément (…et avec le regret d’avoir offensé Dieu) dans nos consciences, les exhortations passionnées de l’Éternel : Revenez et détournez-vous de toutes vos transgressions, afin que l’iniquité ne cause pas votre ruine. Rejetez loin de vous toutes les transgressions par lesquelles vous avez péché ; faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau. Pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël ?… Car je ne désire pas la mort de celui qui meurt, dit le Seigneur l’Éternel, convertissez-vous donc et vivez. (Ézéchiel 18:30 à 32)
Se convertir ne signifie pas changer de religion, mais changer de voie ; le mot hébreu employé est « Véashivou« , du verbe « Shouv » signifie : retourner, revenir, se tourner, se diriger, ramener, se convertir, redevenir, rentrer en possession d’un bien (dictionnaire Hébreu-Français A. Elmach).
L’Esprit de Dieu agit en ce sens en Israël et déjà, bien des voix connues et respectées se font entendre, au sein du peuple, provoquant les syndromes d’une grande repentance dont l’apogée aura lieu au retour de YESHOUA le Messie !… Pour l’instant, la repentance reste timide car le peuple d’Israël ne réalise pas encore son besoin, il essaie de composer avec les nations et se contente des caroubes que ceux-ci lui tendent… Mais les caroubes deviendront rares et les menaces plus précises, les décisions anti-sionistes de l’O.N.U., les restrictions et changements continuels des nations envers Israël, sont autant de signes qui nous avertissent que « le temps d’angoisse de Jacob » (Jérémie 30:7) arrivera hélas ! Temps où les Nations envahiront Israël et où le peuple se verra contraint de réaliser que ce n’est pas avec des armes ou des avions que l’on peut résister et vaincre ses ennemis, mais par l’intervention de Dieu !… David l’avait compris lorsqu’il disait : Ceux-ci s’appuient sur leurs chars, ceux-là sur leurs chevaux (nous pourrions dire « sur leurs avions »), nous, nous invoquons le Nom de l’Éternel, notre Dieu, eux ils plient et ils tombent ; nous, nous tenons ferme et restons debout… (Psaume 20:8-9)
J’irai vers mon Père et je lui dirai : j’ai péché contre le ciel et contre toi.
La repentance véritable, c’est d’avoir le courage de reconnaître ses péchés et ses erreurs, puis de les confesser et de les avouer. La repentance nationale d’Israël aura lieu, près de Jérusalem, sur le Mont des Oliviers. Et ce sera un vrai « Yom Kippour » parce que, avec la repentance, il y aura le pardon sur la base du sang ! Ce qui manque à Israël jusqu’à ce jour ! Voici comment cet événement se produira, tel que le décrit l’Écriture : Je rassemblerai toutes les nations pour qu’elles attaquent Jérusalem… L’Éternel paraîtra… « Ses pieds » se poseront en ce jour sur la Montagne des Oliviers. (Zacharie 14:2-4)
Alors je répandrai sur la Maison de David et sur les habitants de Jérusalem, un ESPRIT DE GRÂCE et de SUPPLICATION (esprit de repentance) et ils tourneront les regards vers « MOI », CELUI QUI A ÉTÉ PERCÉ. Ils pleureront sur Lui comme on pleure sur un FILS UNIQUE, ils pleureront amèrement sur Lui comme on pleure sur UN PREMIER-NÉ. En ce jour-là, le deuil sera grand à Jérusalem. (Zacharie 12:10-11)
Comme nous l’avons dit plus haut, cette grande repentance nationale sera pour Israël son vrai « Yom Kippour », son jour de « Grand Pardon », car à ce moment où Israël d’un seul cœur reviendra à son Père, reconnaissant SON MESSIE, alors dit l’Écriture : … en ce jour-là, une source sera ouverte pour la maison de David et les habitants de Jérusalem, pour le péché et pour l’impureté. (Zacharie 13:1)
Revenant à Dieu dans la repentance véritable et avec un profond regret en reconnaissant enfin SON MESSIE et SAUVEUR, Israël verra tout à coup s’ouvrir pour lui, la Source de Pardon qui a coulé à Golgotha il y a près de vingt siècles ; la crucifixion du « Saint d’Israël » prendra aux yeux du peuple sa vraie dimension et sa vraie valeur. Ce sera une source inépuisable de pardon, à cause du sang de « l’Agneau de Dieu », Yéshoua enfin reconnu, appelé, désiré et recherché !
Mais, en même temps, ce sera pour Israël, comme ce le fut pour les frères de Joseph, un sujet de réflexions pénibles quand ils entendront les mêmes paroles de Joseph à ses frères : Vous avez médité de me faire du mal : Dieu l’a changé en bien pour accomplir ce qui arrive aujourd’hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux. Soyez donc sans crainte, je vous entretiendrai, vous et vos enfants. Et il les consola, en parlant à leur cœur. (Genèse 50:20-21)
Ému de compassion… le Père dit : Vite, apportez dehors la longue robe, la première, et revêtez-l’en … un anneau à son doigt … des sandales aux pieds.
Oui, avec quel amour, Dieu Lui-Même reprendra son peuple auquel, à nouveau, Il dispensera Ses multiples compassions, en même temps qu’Il lui rendra tout ce qu’il a perdu ! C’est bien cela que disait l’Apôtre Paul : Leur réintégration sera une vie d’entre les morts ! (Romains 11:15)
L’Éternel rendra à Israël la plus belle robe taillée dans la tunique sanglante du Sauveur et Messie. Quelle blancheur remarquable ce sera pour Israël qui comprendra enfin ce que signifie la justification par la foi au Messie Yéshoua ! Même l’anneau ne sera pas oublié, celui de « l’Alliance Nouvelle » dans le Rédempteur d’Israël, celle que Jérémie déjà annonçait : Voici les jours viennent, dit l’Éternel, où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une « alliance nouvelle » (Brith Hadasha) non comme l’alliance que je traitais avec leurs Pères, alliance qu’ils ont violée, mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël après ces jours-là, dit l’Éternel, Je mettrai ma loi au-dedans d’eux, je l’écrirai dans leur cœur et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple, car je pardonnerai leur iniquité et je ne me souviendrai plus de leurs péchés. (Jérémie 31:31-34)
Les chaussures (chaussures du zèle : Le zèle que donne l’Évangile de Paix (Éphésiens 6:15), aussi ne seront plus oubliées, car dit l’Écriture, tout Israël deviendra un peuple zélé, pour témoigner et prêcher dans le monde la Parole de Dieu : En ces jours-là, dix hommes de toutes les langues des nations saisiront un Juif par le pan de son vêtement et diront : nous irons avec vous, car nous avons appris que Dieu est avec vous ! (Zacharie 8:23)
Parce que celui-là, mon fils que voici, était mort et il est revenu à la vie : il était perdu et il est retrouvé !
C’est vraiment là la description d’une résurrection telle qu’Ézéchiel l’annonce pour Israël : tout le début du chapitre 37 décrit l’état d’un peuple mort « des ossements secs », mais à partir du verset 12 est raconté le miracle de cette résurrection qui commence déjà sous nos yeux, et qui sera achevée avec le retour de Yéshoua : Voici, j’ouvrirai vos tombes, et je vous en ferai sortir, vous qui êtes mon peuple, et je vous ramènerai dans le pays d’Israël, et vous saurez que je suis l’Éternel lorsque j’ouvrirai vos tombes, ô mon peuple !… Je mettrai mon Esprit en vous et vous vivrez ; je vous rétablirai dans votre pays et vous saurez que moi l’Éternel j’ai parlé et agi, dit l’Éternel !
Mon peuple qui était perdu, mais qui en retrouvant ses vraies racines parce que… « greffé à nouveau sur son propre olivier », dit l’Apôtre Paul (Romains 11:24), retrouve en même temps son salut : il est sauvé ! Est-ce bientôt qu’Israël connaîtra enfin le bonheur du « fils prodigue » ? Nous l’espérons, nous le souhaitons et nous crions vers Dieu en sa faveur, lui disant comme l’Apôtre Paul : Frères, le désir de mon cœur et ma supplication à Dieu pour eux (les Juifs, le peuple d’Israël), c’est qu’ils soient sauvés. (Romains 10:1)
Actuellement, dans le monde entier, il existe beaucoup de Juifs qui, personnellement, ont fait l’expérience du « fils prodigue » et sont revenus à Dieu, reconnaissant Yéshoua leur Messie !… Celui qui écrit ces lignes est l’un d’eux : parce qu’il s’est repenti de ses péchés, a cru dans la parole de Dieu, a accepté au travers de Yéshoua son Messie et par son sang précieux le pardon que Dieu lui proposait, il est maintenant sauvé et racheté… et il prie pour que vous le soyez aussi, vous qui lisez ces lignes !



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