Erino Dapozzo est né en 1905 et mort en 1974. Évangéliste, il nous raconte une de mes expériences vécues pendant la guerre.

Paris 1940. Erino Dapozzo raconte :
A un moment donné, à Paris, il manquait de lait pour les enfants. Tout avait été réquisitionné par les Allemands, et je fus chargé par le préfet de Versailles de me rendre à Paris chez le commandant allemand, chef d’artillerie, pour lui demander la permission d’obtenir du lait afin de pourvoir aux besoins des enfants. J’y allais donc le cœur battant.
Pour l’occasion, je pris avec moi ma grosse Bible allemande où était écrit en grosse lettre  » Die Heilige Schrift  » qu’il posa sur la table de la salle d’attente. Après un long temps d’attente, le chef allemand est arrivé et surpris de voir la bible posée sur la table, il l’a saisit et a dit en allemand tel un prophète qui aurait aimé que s’accomplisse son oracle : « Un jour, tout cela va disparaître, la croix de Jésus va disparaître aussi ainsi que le peuple juif et la seule chose qui régnera sur cette terre sera la croix gammée et notre Furher ! »
Alors le pasteur Dapozzo avec tremblement mais courage lui répondit : « La croix de Jésus ne disparaîtra jamais et un jour en Palestine, il y aura une terre que l’on nommera Israël. » Tous les officiers se mirent à rire et à se moquer de lui en le déclarant complètement fou.

 » – Vous savez ce qui me plaît chez vous, Mr Dapozzo

– Non, Monsieur le commandant, je ne sais pas ?

-C’est votre naïveté !

Il était effectivement impensable à ce moment-là, au début de la guerre de croire à la résurrection de l’État d’Israël. Seulement 8 ans plus tard, après le terrible drame de la Shoah, David Ben Gourion proclamait ce miracle. C’était le 8 mai 1948. Que restait-il du IIIe Reich aujourd’hui ? Plus rien qu’une page de l’histoire.

Vingt ans plus tard, le pasteur Dapozzo , alors qu’il se trouvait à l’aéroport de Rome. Il tourna la tête à gauche, puis à droite à la recherche d’une croix gammée mais il n’y en avait pas. C’est alors qu’atterrit sur la piste un magnifique avion sur lequel figurait cette inscription : « Israël ».

Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
Luc 21.32