Le Symbole des Apôtres est la plus ancienne confession de foi que l’Église connaisse et commence par ces mots latins : Credo in unum Deum (« Je crois en un seul Dieu ») d’où l’appellation qu’on lui attribue de Credo. Le but du Credo est d’asseoir les fondements de la foi chrétienne. Les bases de la foi chrétienne y sont déclarées et principalement la croyance en un Dieu Trinitaire dont le développement s’est prolongé sur près de quatre siècles en s’affinant et usant des mots les plus justes. Les catholiques, les orthodoxes et les protestants reconnaissent tous le Credo.

Saint Irénée de Lyon (177) et Saint Jérôme (324) mentionnent le Credo sans toutefois en préciser le contenu mais soutiennent qu’elle était la confession de foi de l’église naissante reçue des apôtres eux-mêmes.

Le Symbole des apôtres fut le premier credo établi et servi ensuite de base de travail suite aux hérésies émergentes dans les trois premiers siècles de l’histoire de l’église.

Voici le Symbole des Apôtres :

– Je crois en Dieu le Père tout-puissant,

Créateur du ciel et de la Terre,

– Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur

qui a été conçu du Saint Esprit,

est né de la Vierge Marie,

a souffert pour nous sous Ponce Pilate,

a été crucifié, est mort et à été enseveli,

est descendu aux enfers,

est ressuscité des morts le troisième jour,

est monté aux Cieux,

est assis à la droite de Dieu le Père, tout-puissant

d’où il viendra juger les vivants et les morts.

– Je crois en l’Esprit Saint,

– à la sainte Église Catholique,

– à la Communion des Saints,

– à la rémission des péchés,

– à la résurrection de la chair,

– et à la Vie éternelle.

Le Concile de Nicée en 325 avait pour but d’établir la divinité du Christ en réaction à l’arianisme et pose ainsi les bases de la Christologie. Le Symbole des Apôtres se complète et le passage sur la nature de Christ est amplifié : 

Et en un seul Seigneur Jésus-Christ,
Fils unique de Dieu, né du Père,
[c’est-à-dire de la substance du Père, Dieu de Dieu, ]
lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ;
engendré, et non fait, consubstantiel au Père,
par qui tout a été fait [ce qui est au ciel et sur la terre] ;
qui pour nous, hommes, et pour notre salut est descendu,
s’est incarné et s’est fait homme ;
a souffert, est ressuscité le troisième jour,
est monté aux cieux,
et viendra de nouveau juger les vivants et les morts.

Le Concile de Nicée-Constantinople se tient en 381 et vise à détailler principalement la personne du Saint-Esprit et dès lors l’Esprit-Saint y est confessé comme Seigneur, donnant la vie, procédant du Père et recevant avec le Père et le Fils même adoration et même gloire.

Une dernière retouche sera apportée au Concile de Tolède en 589 au sujet de la procession du Saint-Esprit. L’ archevêque de Séville, Saint Léandre, se basant sur une nouvelle interprétation de l’Évangile de Jean (Jn 25.26) améliora le passage du symbole de Nicée-Constantinople où il est dit «l’Esprit Saint qui procède du Père» en y insérant «l’Esprit Saint qui procède du Père et du Fils», en latin «ex Patre Filioque procedit ».

Aujourd’hui, trois formes du Credo sont toujours en usage dans l’Église à savoir : Le Symbole des Apôtres, le Symbole de Nicée-Constantinople et le Symbole d’Athanase.

Petite note : le mot “catholique” utilisé dans le credo n’est pas à prendre au sens où nous l’entendons aujourd’hui. Il exprime l’Église universelle, l’ensemble des croyants de tous les âges et sur toute la terre. L’Église dont Christ est la tête. A ne pas confondre avec l’Église Catholique romaine.

Icône du concile de Nicée aux côtés de l’empereur Constantin tenant le texte du
« Symbole de Nicée-Constantinople »
adopté au premier concile de Constantinople (381)