11 octobre 2026
Alexandre Nanot

Où se trouve l’arche de l’alliance ?

Au centre de Jérusalem, sur l’actuelle esplanade des mosquées, se trouve le mont du Temple. Au centre de ce dernier se trouve l’une des pierres les plus précieuses au monde. Pierre usée et marquée par des siècles de violence et de successions d’empires. En hébreu, on l’appelle Even HaShetiyah, (אֶבֶן הַשְּׁתִיָּה), ce qui signifie littéralement « la pierre de la fondation ». Selon la tradition, ce rocher est considéré par les juifs comme le site où eut lieu la fondation de la création, là même où le monde a commencé (Genèse 1). C’est aussi à cet endroit qu’Abraham, par la suite, amena Isaac pour le sacrifice biblique (Genèse 22). Et plus tard, c’est là même que Salomon installa l’Arche de l’Alliance, à l’intérieur du temple de Salomon, dans le Saint des saints (1 Rois 8). Ce lieu serait considéré comme le point de jonction spirituelle entre les cieux et la terre. 

1. La dernière mention historique (Première Alliance)

La toute dernière fois où l’Arche est mentionnée dans la Bible se trouve dans le Deuxième livre des Chroniques (35:3). En effet, le roi Yosias ordonne aux Lévites de replacer l’Arche dans le Temple de Jérusalem construit par Salomon : « Mettez l’arche sainte dans la maison qu’a bâtie Salomon… Vous n’avez plus à la porter sur l’épaule. »
Après cet événement (vers 622 av. J.-C.), l’Arche disparaît des récits historiques. Lors de la prise de Jérusalem et du pillage du Temple par le roi babylonien Nabuchodonosor II en 586 av. J.-C., la liste des objets précieux dérobés est détaillée (2 Rois 25), mais l’Arche de l’Alliance n’y figure pas. Le prophète Jérémie (Jérémie 3:16) annonce sa disparition définitive de la mémoire collective : « On ne parlera plus de l’arche de l’alliance de l’Éternel […] on ne s’en apercevra plus, et l’on n’en fera pas une autre. »

2. Les principales sources extra bibliques évoquant l’arche

a) Les écrits de Maïmonide et la tradition rabbinique

  • Maïmonide (Le Rambam) : Dans son œuvre majeure de loi juive, le Mishné Torah (notamment dans Hilkhot Beit HaBechirah 4:1), Maïmonide formalise une tradition issue du Talmud. Il affirme que le roi Salomon avait anticipé la destruction future du Temple et avait fait construire à cet effet un réseau de galeries souterraines très profondes et secrètes. C’est là que le roi Yosias aurait caché l’Arche définitivement avant l’invasion babylonienne. Pour Maïmonide, l’Arche se trouve toujours exactement à cet endroit, enfouie sous le mont du Temple.
  • La Mishnah (Traité Shekalim 6:1-2) : Ce texte rabbinique fondamental mentionne que l’Arche a été dissimulée dans la « chambre des bois » du Temple. Il rapporte l’histoire d’un prêtre qui remarqua qu’une dalle du sol était différente des autres ; mais avant d’avoir pu révéler son secret à ses pairs, il mourut subitement, ce qui confirma aux sages que l’Arche était bien cachée là.

b) Les textes apocryphes et deutérocanoniques

  • Le Deuxième Livre des Maccabées (2 Maccabées 2:4-10) : Ce livre (considéré comme apocryphe par les juifs et les protestants, mais deutérocanonique par les catholiques et les orthodoxes) contient la source textuelle ancienne la plus célèbre sur la disparition de l’Arche. Il raconte que le prophète Jérémie, averti par un oracle divin juste avant l’invasion de Nabuchodonosor, emporta la Tente, l’Arche et l’autel des parfums sur le mont Nébo (en Jordanie actuelle). Il les cacha dans une grotte et en scella l’entrée. Le texte précise que cet endroit doit rester inconnu « jusqu’à ce que Dieu ait rassemblé son peuple ».
  • L’Apocalypse de Baruch (2 Baruch 6:7-9) : Ce texte pseudépigraphique relate qu’avant que les Babyloniens n’entrent dans Jérusalem, un ange est descendu du ciel dans le Saint des Saints. Cet ange a pris le voile du Temple, le propitiatoire (le couvercle de l’Arche), l’autel des parfums et les vêtements sacrés, puis a ordonné à la terre de s’ouvrir pour les engloutir et les protéger des profanateurs jusqu’à la fin des temps.

c) Les historiens antiques

  • Flavius Josèphe (Iᵉʳ siècle) : Dans son ouvrage La Guerre des juifs, le célèbre historien juif décrit minutieusement le pillage de Jérusalem par les troupes romaines de Titus en l’an 70 de notre ère. Lorsqu’il détaille le triomphe romain et les objets sacrés exposés à Rome (comme la Menorah ou la table des pains de proposition), il note explicitement l’absence totale de l’Arche de l’Alliance, confirmant qu’elle n’était déjà plus dans le Second Temple à cette époque.

3. Diverses hypothèses

Hypothèse 1 ou la destruction de Jérusalem en -586

La première hypothèse laisse à penser que l’arche a été volée et détruite par les Babyloniens lors du siège en -586 av. J.-C (2 Rois 25:4-10). En effet, l’armée babylonienne a pillé et brûlé entièrement Jérusalem et son Temple. L’Arche, qui était un coffre en bois recouvert d’or, a très probablement été brûlée pour son bois ou démantelée pour que les soldats en récupèrent l’or précieux. Mais le doute persiste, car l’Arche ne figure pas explicitement sur la liste ultra-détaillée des trésors du Temple emportés à Babylone dans les textes bibliques.

Hypothèse 2 – Sous le mont du Temple (Jérusalem)

Les commentateurs du Talmud (la tradition orale juive) ont interprété ce passage en expliquant que Yosias, anticipant la destruction future du Temple, aurait ordonné de cacher l’Arche. La tradition affirme que le roi Salomon, à qui fut accordé une grande sagesse, avait précisément anticipé la vulnérabilité du bâtiment et avait fait concevoir un système complexe de grottes et de galeries souterraines secrètes sous le temple à des fins de dissimulation. Géologiquement et archéologiquement, le mont du Temple est une véritable « passoire ». La colline calcaire est truffée de quarante-cinq citernes répertoriées, de tunnels, de cryptes et de chambres souterraines (telles que les écuries de Salomon). L’archéologue et architecte Leen Ritmeyer a notamment étudié la roche sous le Dôme du Rocher (qui occupe l’emplacement présumé du Saint des Saints). Il y a identifié une dépression rectangulaire gravée dans la roche dont les dimensions (2,5 coudées de longueur sur 1,5 coudée de largeur, soit environ 131 cm × 79 cm) correspondent exactement à celles de l’Arche de l’Alliance (Exode 25:10). Selon les tenants de cette piste, un accès vertical dissimulé sous cette roche mènerait à une chambre bloquée où reposerait la relique.
Cette théorie n’est pas que de la théologie, elle a provoqué d’authentiques recherches :

  • L’expédition Parker (1909-1911) : Un aristocrate britannique, Montagu Parker, a soudoyé des gardes pour mener des fouilles clandestines de nuit directement sous la roche sacrée du Dôme du Rocher. Découvert par la population locale, il a dû fuir le pays, déclenchant de violentes émeutes à Jérusalem.
  • Les fouilles de Shlomo Goren (1981) : Après la guerre des Six Jours, le Grand Rabbin d’Israël, Shlomo Goren, et le rabbin du Mur des Lamentations, Yehuda Getz, ont commencé à déblayer un tunnel souterrain (partant du Mur) en direction du Saint des Saints. Getz a affirmé avoir aperçu une immense chambre fortifiée et s’est dit convaincu d’être à quelques mètres de l’Arche. Dès que l’information a fuité, des heurts physiques ont éclaté sous terre entre fidèles juifs et musulmans, poussant le gouvernement israélien à faire définitivement sceller l’accès par un mur de béton.

Le mont du Temple est le lieu le plus explosif de la géopolitique mondiale. Géré par le Waqf musulman et sous souveraineté israélienne, le site interdit strictement toute fouille archéologique intrusive pour éviter de déstabiliser les fondations des mosquées ou de déclencher un conflit religieux majeur. Même les techniques scientifiques non invasives récentes (comme la radiographie par muons cosmiques pour scanner le sous-sol sans creuser) restent extrêmement difficiles à mettre en œuvre en raison du contexte sécuritaire. L’Arche demeure donc protégée par l’un des secrets les mieux gardés (et les plus inaccessibles) de l’histoire.

La pierre de fondation à l’intérieur du Dôme du rocher à Jérusalem

Hypothèse 3 – Sous le mont Golgotha

Dans un article publié le 14 juillet 2014, Dr Richard Kent écrit : « Le sang de Jésus coule sur le propitiatoire.
Selon la Bible, Jésus-Christ est mort à 15 heures. La Bible rapporte : « Il dit : « Tout est accompli ! » Et, inclinant la tête, il rendit l’esprit » (Jean 19:30). Selon la Bible, Jésus fut transpercé d’une lance par un soldat romain pour confirmer sa mort : « Mais, arrivés à Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes ; mais l’un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau. » (Jean 19:33-34)
Au moment de la mort de Jésus, un tremblement de terre se produisit, comme le relate Matthieu 27:51. Le sang de Jésus-Christ s’écoula de la cavité thoracique droite, descendit le long du montant vertical de la croix (*stipes crucis*) et s’écoula dans l’orifice creusé dans le sol pour accueillir la croix. Le séisme ouvrit une fissure dans la roche mère menant à la grotte de Jérémie. Le précieux sang de Jésus-Christ s’écoula par cette fissure rocheuse jusque dans la grotte de Jérémie, pour tomber sur le côté gauche — ou occidental — du propitiatoire de l’Arche d’Alliance. Cela concorde parfaitement avec les enseignements de la Bible, selon notre compréhension de Daniel 9:24-26. »

En effet, cette théorie de Ron Wyatt (1933-1999) date précisément du 6 janvier 1982, jour où il a affirmé avoir pénétré dans la cavité souterraine située sous le Tombeau du Jardin à Jérusalem (près de la colline du Golgotha) et d’y avoir découvert l’Arche de l’Alliance. Ses fouilles dans cette zone commencèrent dès 1979.  Convaincu qu’elle se trouvait enfouie sous la colline du Golgotha, lieu de la crucifixion du Christ, il entama des fouilles et après de multiples recherches, décela un souterrain aboutissant à une cavité et, selon ses dires, il découvrit l’endroit où se trouvait l’arche d’alliance ; celle-ci aurait été enfermée dans une grande boîte en pierre dont le couvercle était brisé ; il y aurait même relevé des traces de sang humain séché. Ron Wyatt aurait trouvé aussi dans cette grotte le chandelier à sept branches, une épée géante (sans inscriptions, mais peut-être de Goliath), un éphod, le tabernacle du désert, l’autel de l’encens entre autres. Mieux encore : le précieux sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, le véritable agneau pascal, aurait coulé sur le propitiatoire ou Siège de la Miséricorde Divine (Le couvercle de l’Arche). Tout cela se produisait là-même où Abraham avait offert son fils Isaac en sacrifice…
Après sa mort en 1999, ses travaux n’ont jamais été publiés. La cavité qu’il avait découverte fut entièrement vidée. Le mystère de l’Arche d’alliance reste entier. Néanmoins, il existe un livre publié en 2017 intitulé : À propos de la découverte de l’Arche d’Alliance par Ron Wyatt.

Malheureusement et au risque d’en décevoir plusieurs, cette théorie n’est absolument pas fiable. Elle est unanimement rejetée par la communauté scientifique, les historiens, les archéologues professionnels et la grande majorité des érudits bibliques, y compris les organisations chrétiennes évangéliques. Ron Wyatt est considéré par les experts comme un cas d’école de la pseudo-archéologie.

Voici pourquoi ses affirmations manquent totalement de crédibilité :

  • Absence totale de preuves matérielles : Wyatt n’a jamais produit la moindre preuve physique, aucun rapport de laboratoire officiel, aucune photographie claire ni aucune vidéo exploitable des objets ou du sang. Il affirmait que Dieu lui-même rendait ses photos floues ou lui interdisait de filmer pour préserver le secret de la découverte.
  • Impossibilité biologique : Son affirmation selon laquelle le sang de Jésus était encore « vivant » et ne possédait que 24 chromosomes (23 de sa mère et 1 Y) au lieu de 46 est scientifiquement aberrante et ne repose sur aucune réalité biologique connue. Aucun nom de laboratoire israélien n’a jamais été fourni pour valider ce prétendu test.
  • Absence de méthode scientifique : Infirmier anesthésiste de profession, Wyatt n’avait aucune formation en archéologie. Il n’a jamais publié ses travaux dans des revues scientifiques à comité de lecture et refusait que des experts indépendants viennent authentifier ses trouvailles.
  • Un profil d’affabulateur : L’argument le plus fort contre lui reste l’accumulation de ses « découvertes ». Au cours de sa vie, Wyatt a prétendu avoir découvert de manière fortuite presque tous les grands secrets de la Bible : l’Arche de Noé sur le site de Durupinar, l’emplacement exact de la traversée de la mer Rouge (avec les roues des chars égyptiens), le véritable mont Sinaï, les ruines de Sodome et Gomorrhe, l’épée de Goliath, la tombe de Noé, la tour de Babel et j’en passe… Une telle concentration de découvertes majeures par un seul homme, sans laisser de traces vérifiables, relève de la mystification.

Bien que cela aurait pu être riche en symbolique, nous avons malheureusement affaire à de la fabulation. Le consensus académique le qualifie de mystificateur et pseudo-archéologue. Il faut veiller, car chaque année, nous voyons des posts sur les réseaux sociaux qui relaient cette infirmation, ce qui laisse à croire que le sujet fascine toujours autant.

Hypothèse 4 – Sous le mont Nébo

Cependant, le livre des 2 Macchabées 2:4-8 (non inclus dans le canon protestant, mais présent dans les Bibles catholiques et orthodoxes) affirme que Jérémie, averti par Dieu, aurait caché l’Arche dans une grotte sur le montNébo avant l’invasion, précisant que ce lieu resterait inconnu jusqu’à la fin des temps. Le mont Nébo est celui-là même où Moïse est monté avant de mourir pour contempler la terre promise (Dt 34:1-2). Voici le passage en question : « 4 Ce document racontait aussi comment le prophète, averti par un oracle, avait ordonné que la Tente et l’Arche l’accompagnent, lorsqu’il se rendit à la montagne que Moïse avait gravie pour contempler l’héritage promis par Dieu.
5 Arrivé là, Jérémie trouva un site caverneux. Il y introduisit la Tente, l’Arche et l’autel de l’encens, puis il en obstrua l’accès.
6 Quelques-uns de ceux qui l’avaient accompagné revinrent pour marquer de signes le chemin, mais ils ne purent le retrouver.
7 Quand Jérémie l’apprit, il leur fit des reproches et leur dit : Ce lieu restera inconnu, jusqu’à ce que Dieu ait accompli le rassemblement de son peuple et lui ait montré sa miséricorde.
8 Alors, le Seigneur fera voir de nouveau ces objets ; alors, la gloire du Seigneur se manifestera, ainsi que la nuée, comme elle se montrait au temps de Moïse et lorsque Salomon adressa une supplication pour que le Lieu saint soit magnifiquement consacré.
»

Hypothèse 4 – En Égypte

Selon les textes bibliques et notamment le Premier Livre des Rois et le Deuxième Livre des Chroniques, le roi d’Égypte Shishak a profité de la division d’Israël après la mort de Salomon. Vers -926 av. J.-C., sous le règne de Roboam, le fils de Salomon, le pharaon a mené une campagne militaire victorieuse et a assiégé Jérusalem. Le texte biblique précise qu’il a dépouillé la ville : « Il s’empara des trésors du temple de l’Éternel et de ceux du palais royal. Il prit absolument tout, notamment les boucliers d’or que Salomon avait fait faire. »  (2 Chroniques 12:9).
Cette hypothèse du vol a donné lieu au scénario du célèbre film de George Lucas et Steven Spielberg, Les Aventuriers de l’arche perdue, où Indiana Jones retrouve l’Arche à Tanis, l’ancienne capitale de Shishak en Égypte.

Hypothèse 5 ou la piste éthiopienne (Aksoum)

C’est l’une des revendications actuelles les plus célèbres et les plus défendues. D’après cette théorie, dans le Kebra Nagast (le livre saint éthiopien), le prince Ménélik Iᵉʳ, fils du roi Salomon et de la reine de Saba, aurait emporté la véritable Arche en Éthiopie.
Aujourd’hui encore, l’Église orthodoxe éthiopienne affirme que l’Arche est conservée dans la chapelle Sainte-Marie-de-Sion à Aksoum, dans la province du Tigré. Elle y est gardée en permanence par un seul moine vierge à vie qui ne quitte jamais l’enceinte. L’actuel gardien de l’Arche se nomme Abba Tesfa Mariam, et constitue le 30ᵉ d’une longue lignée de moines chargés de la lourde responsabilité de prendre soin du sanctuaire. Lui seul pourra désigner son successeur. Plusieurs journalistes, écrivains et historiens ont tenté de se rendre à la chapelle de l’Arche d’Alliance. Parmi eux, le journaliste Paul Raffade a eu la chance de pouvoir interroger le gardien. Il a obtenu cette unique réponse : « Je ne peux rien vous dire sur elle. Aucun roi ni aucun pape ne peuvent la voir, seulement moi. C’est ainsi depuis que Ménélik a rapporté l’Arche il y a 3000 ans. »  Personne d’autre, pas même le chef de l’Église, n’est autorisé à la voir, ce qui rend cette thèse scientifiquement invérifiable et laisse planer le mystère.

L’église Sainte-Marie-de-Sion à Aksoum en Éthiopie

Autres hypothèses 

La piste des Templiers : Une légende veut que les Chevaliers du Temple aient découvert l’Arche lors de fouilles sous le mont du Temple au XIIe siècle et l’aient rapportée en Europe (les rumeurs mentionnent la cathédrale de Chartres ou encore la chapelle de Rosslyn en Écosse).

La tribu Lemba (Afrique australe) : Cette tribu d’Afrique du Sud et du Zimbabwe, qui possède des marqueurs génétiques du Moyen-Orient, affirme que leurs ancêtres ont transporté un objet sacré appelé le Ngoma Lungundu (un tambour sacré), qu’ils considèrent comme une forme d’Arche d’Alliance.

4. La dernière trace dans l’Apocalypse

L’ultime mention de l’Arche de toute la Bible se trouve dans le Nouveau Testament, précisément dans l’Apocalypse de Jean (11:19). Il ne s’agit plus de l’objet physique en bois d’acacia et en or perdu sur terre, mais d’une vision de sa contrepartie céleste : « Le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l’arche de son alliance apparut dans son temple. Et il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres, un tremblement de terre, et une forte grêle. »

Conclusion

Après avoir passé en revue les différentes théories, il convient de rester prudent, car pour l’heure, nous n’avons aucune preuve. Mais il est intéressant de voir que l’arche de Noé et l’arche de l’alliance ont toutes les deux disparu et continuent de susciter une grande fascination. Pourtant, leur disparition même semble porteuse d’un sens spirituel profond. L’Arche de Noé, symbole de la préservation de la vie face au jugement et l’Arche de l’Alliance, demeure terrestre de la présence divine, n’ont plus besoin d’exister physiquement. Dans la perspective théologique, leur absence invite à dépasser le culte de l’objet pour se concentrer sur ce qu’elles incarnaient : une alliance universelle avec l’humanité d’une part et une loi morale intérieure d’autre part.
Aujourd’hui encore, les réseaux sociaux fourmillent de spéculations sur la prétendue découverte de l’arche de Noé, bien que rien ne soit jamais très sérieux. Pourtant, si ce mystère venait à être percé, et si l’arche était réellement redécouverte et confirmée par les spécialistes, cet événement basculerait du domaine de l’archéologie à celui de la prophétie : ce serait alors le signe avant-coureur d’un retour très proche de Jésus.

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