| Nom | Les quatre évangiles -Iona |
| Éditeur | Editions Iona |
| Auteur | Pierre Lienhard |
| Confession | Gnostique |
| Date | 2011 |
| Format | 11,5 x 16,8 x 1,7 cm |
| Nombre de pages | 352 |
Éditions Iona
12 Bis Rue de la Bergerie
30100 Alès
Tel : 04 66 24 89 32
Email : info@editions-iona.com
Nous avons là une toute nouvelle traduction des quatre évangiles qu’a entrepris Pierre Lienhard. L’auteur, dans sa préface nous en indique les motivations : « Si j’ai entrepris cette nouvelle traduction, c’est pour faire apparaître un aspect important du message évangélique que les traductions anciennes, prisonnières d’un certain vocabulaire traditionnel, ne permettent pas de percevoir. Il s’agit de l’importance que le Christ attache précisément à la métamorphose de la pensée, à l’éveil de la pensée aux réalités divines, à cet au-delà qui se reflète dans les réalités terrestres et dans la destinée humaine. »
L’auteur ne cache pas l’influence de son maître à penser : Rudolf Steiner. Le principe de la « sophia » – la sagesse, ne s’impose pas simplement d’en haut, mais elle doit être conquise, assimilée par l’homme. La pensée de Steiner peut se résumer en ces mots : Encourager à penser autrement et à découvrir la faculté de saisir par la pensée la réalité vivante de l’univers, et jusqu’aux profondeurs de Dieu.
La repentance est un mot clé dans le vocabulaire évangélique et les bons nombres de traducteurs ont rendu ainsi : Repentez-vous car le Royaume de Dieu est proche (Mt 3.2 ; 4.17). Pierre Lienhard ose, il chamboule, proposant à la place : « Changez l’orientation de votre pensée, car le royaume de Dieu s’est mis à votre portée. » et le v.8 : « Produisez donc des fruits dignes du changement de votre pensée. » Oui, le concept de la pensée est au cœur de cette traduction : « Celui-ci est mon Fils, le bien-aimé, en qui ma pensée se complaît. » (Mt 3.17)
Matthieu 1.1 : Livre du devenir de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham.
Matthieu 5.3 : Bienheureux les mendiants de l’Esprit : le royaume des cieux est à eux.
Matthieu 6.11 : Voici donc comment vous devez prier :
Notre Père qui es dans les cieux, Ton nom soit sanctifié, Ton règne advienne,
Ta volonté soit faite, comme dans le ciel, ainsi sur la terre.
Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien, et remets-nous nos dettes,
comme nous avons remis à nos débiteurs,
et ne nous induis pas en tentation, mais libère-nous du Mal.
Matthieu 25.45 : Alors, il leur répondra : Il en est ainsi, je vous le dis :
dans la mesure où vous n’avez pas agi ainsi du plus humble de mes frères,
c’est à moi que vous avez manqué.
Et ceux-ci iront vers l’éon de la peine alors les justes iront vers l’éon de la vie.
Marc 16.18 : ils saisiront des serpents avec les mains.
Luc 24.26 : Il leur dit : O homme sans intelligence, au cœur lent à croire tout ce qu’on dit les prophètes !
N’était-il pas nécessaire que le christ souffre tout cela et qu’il accède ainsi à la manifestation de son être de lumière ?
Luc 24.46 : et il leur dit : Il est écrit que le Christ souffrirait et ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
et que serait propagé en son nom, le message du retournement de la pensée en vue de la libération du péché,
parmi toutes les nations. Partant de Jérusalem, vous êtes vous-mêmes, les premiers témoins de cette réalité.
Jean 1.1 : En l’origine était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était un dieu.
Il était à l’origine avec Dieu. Tout est advenu par lui, et rien de ce qui existe n’est advenu sans lui.
En lui était la vie ; et la vie était la lumière des hommes ;
et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas saisie.
Jean 1.18 : Dieu, nul n’a pu le voir, à ce jour. Le Fils divin né de l’unité, dont l’être est tourné vers le sein du Père, c’est lui qui a ouvert la porte des mystères.
Jean 2.11 : Tel fut l’acte initial par lequel Jésus manifesta la réalité de l’Esprit, à Cana en Galilée.
Il laissa paraître le rayonnement de son être de lumière ; et ses disciples eurent de plus en plus confiance en lui.
Jean 17.1 : Ainsi parla Jésus ; puis il dit, levant les yeux au ciel : Père, l’heure est venue.
Mets en lumière l’être de ton fils, afin que le Fils mette en lumière ton être, selon le pouvoir que tu lui as conféré sur toute chair,
pour qu’il communique la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Jean 20.26 : Huit jours après, les disciples étaient à nouveau réunis dans l’intimité de leur cercle, et Thomas avec eux.
L’exemple ci-dessous, tiré de l’introduction, montre manifestement que l’auteur Pierre Lienhard est d’influence gnostique et enseigne l’hérésie de l’adoptionisme. Cette hérésie fut combattue par le Pape Victor Iᵉʳ (vers 190), De fait, il excommunie Théodote de Byzance, qui déjà enseignait que Jésus était un homme sur lequel l’Esprit Saint était descendu au baptême, mais sans être Dieu par nature. Or, nous affirmons avec le Concile de Nicée (325), bien que celui-ci visait principalement l’arianisme, que le Fils est « engendré, non pas créé » et « consubstantiel au Père » (homoousios). Ainsi le Symbole de Nicée scelle la condamnation de l’adoptianisme. Pourtant, près de 2000 ans plus tard, des hérésies resurgissent ici et là. Nous invitons donc le lecteur à la plus grande prudence quant à la lecture de ces évangiles.

Commentaires récents