En 1978, la poste Israélienne dédiait un timbre pour célébrer le centenaire de l’hymne nationale de l’état d’Israël. Son titre : l’Hatikva, qui veut dire l’Espérance. Mais quelle espérance me direz-vous. Pour le savoir, il nous faut prendre connaissance de ce poème écrit par Naftali Herz Imber en 1878 en Ukraine. Ce poème sera adapté en musique par Samuel Cohen en 1888, d’après une mélodie populaire roumaine de Moldavie.

Timbre émis en 1978

Deutéronome 30.1 : Or, quand te seront survenus tous ces événements, la bénédiction ou la malédiction que j’offre à ton choix;
si tu les prends à cœur au milieu de tous ces peuples où t’aura chassé l’Éternel, ton Dieu,
2. que tu retournes à l’Éternel, ton Dieu, et que tu obéisses à sa voix en tout ce que je te recommande aujourd’hui,
– toi et tes enfants, – de tout ton cœur et de toute ton âme,
3. l’Éternel, ton Dieu, te prenant en pitié, mettra un terme à ton exil,
et il te rassemblera du sein des peuples parmi lesquels il t’aura dispersé.
4. Quand tu serais même exilé à l’autre bout de la terre, ton Dieu te rappellerait de là, et là même il irait te reprendre.
5. Et il te ramènera, l’Éternel, ton Dieu, dans le pays qu’auront possédé tes pères, et tu le posséderas à ton tour;
et il te rendra florissant et nombreux, plus que tes pères.

Cette promesse, le peuple juif l’a gardée dans son cœur à travers toute son histoire.
Jésus prophétisera, lors de son discours eschatologique, que nous trouvons dans l’évangile de Luc ch.21.20 :
Et quand vous verrez Jérusalem environnée d’armées,
sachez alors que sa désolation est proche.
24. Et ils tomberont sous le tranchant de l’épée, et seront menés captifs parmi toutes les nations ;
et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis.

En 70, Titus, le fils de l’Empereur Vespasien, marchera contre Jérusalem, détruira le temple et rasera la ville. Beaucoup de juifs seront crucifiés, massacrés et un grands nombre seront emmenés captifs comme l’avait prédit Jésus. A partit de ce moment, un long temps d’exil pour le peuple juif va commencer. On appelle ce 4ème exil, l’Exil d’Edom. En 1492, Christophe Colomb avait secrètement embarqué des juifs à bord de ses bateaux, et c’est ainsi que les extrémités virent la présence des juifs en Amérique. Aujourd’hui, nous trouvons des Juifs partout dans le monde. L’un des mouvements qui fut le détonateur qui marqua la fin de cet exil de 2000 ans fut l’affaire Dreyfus en 1894. Théodore Hezrl était présent lors de la cérémonie de la dégradation militaire d’Alfred Dreyfus qui eut lieu le 5 janvier 1895. Quand il entendit la foule crier : Mort aux Juifs ! il savait que les Juifs seraient toujours menacés. A partir de ce moment là le sionisme était amorcé (1897). La suite, nous la connaissons, la Grande Bretagne accorda la création d’un foyer national juif dans la déclaration Balfour en date du 2 novembre 1917 et signée par un certain Arthur Balfour. Elle est adressée à Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937), éminence de la communauté juive britannique et financier du mouvement sioniste, aux fins de retransmission. Voici son contenu :

« Cher Lord Rothschild,
J’ai le grand plaisir de vous transmettre, de la part du Gouvernement de Sa Majesté, la déclaration suivante de sympathie avec les aspirations juives sionistes, qui a été soumise au cabinet et approuvée par lui.
Le Gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un Foyer national pour les Juifs et fera tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte soit aux droits civiques et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, soit aux droits et au statut politique dont les Juifs disposent dans tout autre pays.
Je vous serais obligé de porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste. »

— Arthur James Balfour

L’épisode suivant allait être marqué par l’ horrible Shoah et cette terrible guerre meurtrière de 1939-1945 mais après cette ultime épreuve pour le peuple juif, enfin en 1948, le 5 mai voit le jour de la renaissance de l’État d’Israël, tel un phénix qui renaît de ces cendres. Le poème de l’Hatiqwa avait enfin trouvé son accomplissement.

Et s’accomplit la prophétie d’Ésaïe 66.8 : Qui a entendu une chose pareille ? Qui a vu de telles choses ? Fera-t-on qu’un pays enfante en un seul jour ? Une nation naîtra-t-elle en une fois ? Car aussitôt que Sion a été en travail, elle a enfanté ses fils.

L’air de cet hymne a été repris dans le cantique Oh ! prends mon âme au XXe siècle.
Les paroles ont été écrites par le compositeur protestant évangélique français Hector Arnéra (1890-1972)