Nous connaissons tous les cartes. Je veux bien-sûr parler des jeux de cartes, celles que nous utilisons pour jouer à la belote, ou bien au bridge. D’autres préféreront faire des parties de poker entre amis.
Nous les connaissons tous plus ou moins. Il y a les cartes noires et rouges, les fameux quatre as, les rois, les reines et les valets. Nous trouvons également du pique, du cœur, du carreau et du trèfle. Il y a en tout 52 cartes, mais que l’on peut réduire à 32 pour certains jeux.

Là où ça pourrait se compliquer, c’est le nom des personnages.
On se rappellera assez aisément de Charles, le roi de cœur ou bien de Judith, reine de cœur, à tout honneur !
Le valet de cœur, vous sauriez ? Et la reine de pique ? Pas si évident que ça ….

La Bible a fortement influencé le nom des personnages. Nous pourrions aisément penser à Rachel, l’une des femmes de Jacob ou même le roi David, un homme selon le cœur de Dieu.

D’ailleurs, dans un ancien jeu de cartes datant de 1811, nous trouvons le nom de David écrit en hébreu.

Original, non ?

Proposition de Nicolas-Marie Gatteaux – version en 1811
Azaël, le valet de pique – jeu de 1811

Dans ce jeu, nous trouvons un valet du nom d’Azaël, en référence au neveu de David, un des fils de la sœur de David nommée Tseruja et frère de Joab et Abischaï (2 Sam ch.2) ou peut-être en référence au roi de Damas, au temps D’Élisée.

On joue aux cartes ?

On raconte qu’un jeune marin entretenait sa relation avec Dieu à l’aide d’un jeu de carte.

Chaque jour, il s’isolait et sortait son jeu. Un jour, le capitaine voulut savoir ce qu’il faisait avec ce jeu et comment pouvait-il s’amuser tout seul ? Voici ce que lui répondit le jeune homme :
Ce jeu de cartes m’aide à prier et à mémoriser certains passages de la bible.

Alors, en commençant par lui présenter les as, il expliqua :

Les ASUN me rappelle qu’il n’y a « qu’un seul Dieu ».
Deutéronome 6.4 : Écoute, Israël ! L’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel.
Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.

Le DEUX, c’est la Bible divisée en « deux parties  » : le Premier et le Nouveau Testament.
Ce sont les deux brigands sur la croix, l’un reconnaissant ses péchés, l’autre insultant le Fils de Dieu.
Je pense également aux deux voies : le chemin étroit et resserré d’une part et d’autre part, la voie large où malheureusement, beaucoup vont.

Le TROIS me rappelle  les « Trois personnes de la Trinité  » à savoir le Père, le Fils et l’Esprit Saint.

Le QUATRE me fait penser aux 4 évangiles : Matthieu, Marc,Luc et Jean.

Le CINQ, ce sont les « cinq vierges sages  » qui avaient pris la précaution de faire des provisions d’huile pour leur lampe mais aussi les 5 premiers livres de la Torah : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome.

Le SIX me rappelle que Dieu a créé le monde en six jours. Je pense aussi aux 6 vases de pierre, là même où Jésus a changé l’eau en vin à Cana lors d’un mariage.
C’est aussi la 6ème béatitude où Jésus dit : Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu.

Le SEPT, qu’Il s’est reposé le septième jour.

Le HUIT me dit que « Jésus a proclamé les huit béatitudes ». Le huit me rappelle aussi le nombre de personnes ayant survécu au déluge.

Le NEUF me rappelle que sur « les 10 lépreux guéris » par Jésus, neuf ne sont pas venus rendre grâce. Cela m’amène à la reconnaissance.

Le DIX représente  » les dix commandements de Dieu » donné à Moïse, les 10 plaies d’Égypte, les 10 paroles prononcées par Dieu dans Genèse 1. Je pense aussi à Jean 10 où Jésus dira : Je suis le Bon Berger, mes brebis me connaissent et elles connaissent ma voix, je veux qu’elles aient la vie, la vie en abondance.

Le VALET, c’est « Satan », l’adversaire du Seigneur, celui à qui je dois résister et il fuira loin de moi. C’est lui que Jésus a vaincu à la croix.

La REINE, c’est l’Église, l’épouse du Seigneur Jésus, qui est appelé à être sainte et irréprochable, sans tache, ni ride.
Éphésiens 5.25 : Maris, que chacun aime sa femme, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole, pour faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable.

Le ROI, c’est bien-sûr Jésus, le Roi des rois et le roi des juifs qui revient bientôt pour régner.
Apocalypse 19.16 : Sur son manteau et sur sa cuisse est inscrit un titre : « Roi des rois et Seigneur des seigneurs ».

Dans un jeu de cartes, si l’on additionne tous les points, on obtient un total de 365 points. Ce qui représente le nombre de jours d’une année.
J’ai appris le Psaume 36.5 : Éternel, ta bonté atteint jusqu’aux cieux, et ta fidélité jusqu’aux nues.

Il y a 52 cartes comme les 52 semaines d’une année.
Je récite Éphésiens 5.2 : Que toute votre vie soit dirigée par l’amour, comme cela a été le cas pour le Christ : il nous a aimés et a livré lui-même sa vie à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice dont le parfum plaît à Dieu.

Il y a 12 personnages (3×4) comme les 12 mois. Ce chiffre me rappelle également les 12 disciples qui suivirent Jésus, et le nom des 12 fils de Jacob.
Marc 3.16 : Voici les douze qu’il établit : Simon, qu’il nomma Pierre ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, frère de Jacques, auxquels il donna le nom de Boanergès, qui signifie fils du tonnerre ; André ; Philippe ; Barthélemy ; Matthieu ; Thomas ; Jacques, fils d’Alphée ; Thaddée ; Simon le Cananite ; et Judas Iscariot, celui qui livra Jésus.

Genèse 35.22 : Les fils de Jacob étaient au nombre de douze.
Fils de Léa : Ruben, premier-né de Jacob, Siméon, Lévi, Juda, Issacar et Zabulon.
Fils de Rachel : Joseph et Benjamin.
Fils de Bilha, servante de Rachel : Dan et Nephthali.
Fils de Zilpa, servante de Léa : Gad et Aser.
Ce sont là les fils de Jacob, qui lui naquirent à Paddan-Aram.

Il y a 4 familles (coeur, trèfle, carreau et pique) comme les 4 saisons.

Et enfin, il y a 2 couleurs : le rouge et le noir. Noir comme le péché que le sang rouge du Sauveur Jésus-Christ peut seul effacé. Cela me rappelle cette vérité énoncée par Jean : Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. (1 Jn 1.7)

Comme quoi, jouer aux cartes peut nous rapprocher de la Parole, qui est la Bible.