En 1900, l’abbé Boisson, pieux curé de Tourmont dans le Jura, présenta une traduction de l’Ancien Testament qu’il entreprit sur la base de la Vulgate mais tout en ayant un regard sur le texte hébreu et grec.

Dans la préface, nous lisons : « Quand aux hébraïsmes qui ont passé dans la Vulgate, ceux qui étaient inintelligibles, dans la langue française, ont été supprimés et remplacés par des expressions équivalentes. »

La première remarque saute aux yeux dès les premiers versets du livre de la Genèse :
Genèse 1.1 : Au commencement Dieu créa le ciel et la terre.
Mais la terre était vide et informe, les ténèbres couvraient l’abîme et un grand vent s’agitait sur les eaux.
Comment donc est-ce possible de rendre l’hébreu ruah Elohîm par un grand vent ? C’est bien la seule traduction que je connaisse qui ose faire cela. Il y a entorse au texte ce qui rend absent la troisième personne de la Trinité.

Ésaïe 7.14 : C’est pourquoi le Seigneur vous donnera lui-même ce signe la vierge concevra et enfantera un fils qu’elle appellera Emmanuel. On remarquera dans ce passage que l’Abbé Boisson suit de près le texte latin : ecce virgo concipiet et pariet filium

Ésaïe 14.12 : Comment es-tu tombé des cieux, Lucifer, fils de l’aurore, et renversé par terre, toi qui foulais les nations ?
St Jérôme, traduisant du l’hébreu vers le latin, rendit l’astre brillant par Lucifer « lux (lumière) » et « ferre (porter) »

Proverbes 8.22 : Dieu m’a formée au commencement de ses actes, avant qu’il fit alors quoi que ce soit.
J’ai été établie dès l’éternité, avant l’origine des choses et les commencements de la terre.

Malachie 3.20 : Mais pour vous qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de justice, apportant la délivrance avec ses rayons, et vous sortirez à sa rencontre bondissant comme des veaux.