Les Protestantes
Nom La traduction de H. A. Perret-Gentil
Éditeur Société biblique
Parution 1847-1877
Source AT version allemande de De Wette
Confession Protestante

Né de son père Théodore Perret-Gentil (1768-1811) et de sa mère Marie Henriette Dardel (1773-1830), Henri Auguste Perret-Gentil naît le 31 octobre 1797 à Neuchâtel (Suisse) et meurt le 11 avril 1865. Il épouse Charlotte Sophie Petitpierre (1809-1835) le 4 août 1832 à Fontaines et de cette union, naîtront 2 garçons : Georges Théodore (1834-1916) et Frédéric Édouard Auguste (1835-1898).

De bonne heure orphelin, sans fortune, il s’appliqua avec une grande ardeur aux Études classiques que des parents bienveillants lui firent faire. À dix-huit ans, ecclésiastique et se vit contraindre, pour vivre, de donner des leçons, il employait tout le temps que lui laissaient ces occupations à continuer ses études, aussi parvint-il à connaître rapidement Ia langue allemande. Désireux d’étudier la Bible dans le texte hébreu, il entreprit l’étude de cette langue, afin de pouvoir comparer les textes originaux avec les traductions.
Quoique Perret-Gentil fût bien supérieur face à tous ses condisciples tant pour l’esprit et pour le savoir, il ne reçut Ia consécration au ministre qu’en 1830, alors âgé de 37 ans. Des opinions quelque peu hétérodoxes furent cause du refus continuel de la compagnie des pasteurs. Après avoir débuté dans la carrière ecclésiastique, il fut choisi en 1833, pour occuper une des deux chaires de théologie que la compagnie des pasteurs venait de créer. L’exégèse et la critique sacrée étaient les deux branches de la théologie qu’il devait enseigner. C’est dans la préparation de ces cours que, mécontent de la manière dont la traduction d’Ostervald rendait les textes grecs, il traduisit les hagiographes et les prophètes, d’abord exclusivement pour ses élèves. Il ne publia ses traductions que plus tard sur les instances de ses amis. Il poursuivait ses travaux et traduisait le reste de la Bible, lorsque arriva la révolution de 1848. Perret se montra hostile aux réformes faites à cette époque et regretta la séparation de Neuchâtel de la Prusse ; il refusa, en 1850, le serment constitutionnel.

En 1856, il se retira des affaires et concentra toutes ses pensées sur sa traduction des livres saints. En 1860 parut le Pentateuque. En 1863, il s’occupait de la traduction du Nouveau Testament lorsqu’une grave maladie intestinale, qui le minait depuis longtemps et avait déjà souvent interrompu son travail, l’obligea à le quitter, mais malheureusement l’emporta le 11 avril 1863. Sa traduction de Ia Bible reste souvent remarquable et redonne à certains passages du texte son vrai sens.

En 1866 la Société Biblique Protestante de Paris publie l’Ancien Testament d’Henri Auguste Perret-Gentil, professeur à Neuchâtel, Paris, in-octavo de 215 x 130 mm. Celui-ci fait paraître en 1847 la traduction des Hagiographes et Prophètes, Neuchâtel, in-octavo de 230 x 145 mm, chez Henri Wolfrath, et en 1861 celle du Pentateuque et Livres historiques, Neuchâtel, in-octavo de 230 x 145 mm, chez H. Wolfrath et Mezner (seconde édition en 1866).
En décembre 1863 la Société Biblique Protestante de Paris demande à l’auteur l’autorisation d’imprimer l’ensemble de l’Ancien Testament. H.-A. Perret-Gentil donne son accord. Mais il meurt au printemps de 1863, et deux de ses disciples et amis doivent achever le travail.
Cet Ancien Testament paraît en des éditions différentes, d’abord seul, ensuite avec divers Nouveaux Testaments : ceux d’Eugène Arnaud en 1866, de Genève de 1835 en 1866, d’Hugues Oltramare en 1874, pour former des Bibles entières.
Perret-Gentil, qui suit de très près le texte hébreu, innove en gardant la forme poétique de certains textes, en particulier les Psaumes. Quant à la présentation, il ne morcelle plus les livres en chapitres et versets. Il effectue une division en paragraphes, les nombres étant portés en marge, tant pour les chapitres que pour les versets. H.-A. Perret-Gentil s’inspire très largement de la version allemande de la Bible effectuée par De Wette de 1809 à 1812, 6 volumes, avec le concours d’Augusti. Ce qui donne une traduction française de valeur scientifique réelle, mais aussi des expressions malheureuses, des tournures déconcertantes liées à la reproduction trop littérale de l’allemand.
David Lortsch dira à cet effet : « Cette version reproduit essentiellement la version allemande de De Wette, fort prisée encore aujourd’hui par les théologiens allemands. Sa valeur scientifique est donc réelle. Quoiqu’elle présente des expressions malheureuses, parfois pédantes, des tournures tourmentées et déconcertantes, elle se distingue par un parfum archaïque qui lui donne de la saveur et même de la beauté. Elle révèle à chaque ligne, chez le traducteur, le savant et l’humble croyant, rempli du scrupuleux respect de la vérité en même temps que de l’esprit d’adoration et d’amour. »
Historique des parutions
1847 : Hagiographes et Prophètes, chez Wolfrath – Neuchâtel. (seconde édition en 1866)
1861 : Pentateuque et livres historiques
1866 : La Sainte Bible : AT par Perret-Gentil et NT par les pasteurs de Genève, David Munier – Paris
1866 : La Sainte Bible : AT par Perret-Gentil et NT par les pasteurs de Genève, Agence de la Société – Paris
1866 : La Sainte Bible : AT par Perret-Gentil et NT par E. Arnaud – SBPP, Paris
1869 : La Sainte Bible : AT par Perret-Gentil et NT par Eugène Arnaud – Paris
1874 : La Sainte Bible : AT par Perret-Gentil et NT par H. Oltramare – SBPP, Paris
1876 : La Sainte Bible : AT par Perret-Gentil et NT par les pasteurs de Genève – SBPP, Paris
1877 : La Sainte Bible : AT par Perret-Gentil et NT par H. Oltramare – SBPP, Paris

 

Quelques extraits

Genèse 1
Au commencement Dieu créa les cieux et la terre.
Et la terre était le désert et le vide, et il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme,
mais l’Esprit de Dieu posait couvant à la surface des eaux.
Et Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut.
Et Dieu vit que la lumière était bonne.
Et Dieu sépara la lumière et les ténèbres.
Et Dieu nomma la lumière jour, et les ténèbres nuit.
Et il y eut soir, et il y eut matin : premier jour.

Genèse 2
21 Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; et Il prit l’une de ses côtes, et referma les chairs en son lieu.
22 Et l’Éternel Dieu bâtit en femme la côte qu’il avait prise de l’homme, et Il l’amena à l’homme.
23 Alors l’homme dit : Cette fois, c’est os de mes os, chair de ma chair ! On l’appellera femme-d’homme, parce qu’elle a été prise de l’homme.
24 C’est pourquoi un homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et ils formeront une seule chair.
25 Et ils étaient les deux nus, l’homme et sa femme, et ils n’en avaient point de honte.

Genèse 6.14 : Fais-toi une arche de bois résineux …

Genèse 37.19 : Voici l’homme aux songes, le personnage arrive …

Nombres 12.1 : Là Marie et Aaron firent querelle à Moïse au sujet de la femme éthiopienne qu’il avait épousée ; car il avait pris pour femme une éthiopienne.

Psaumes 68.12 : Dieu fit entendre les hymnes des femmes annonçant la victoire à la grande armée.